Vivons heureux sans en avoir l'air
Petite chronique de la vie, comme elle est...

25 juillet 2005

Mandela et l'alter-roti crypto-trotskiste

Chose promise, chose due... après avoir attrapé le dernier RER qui a eu la bonté de me ramener jusqu'à chez moi à l'issue d'un dîner détendu et décalé, un brin surréaliste et absurde (c'est presque une marque de fabrique) chez les parents de mon filleul, bref à peine rentré et encore dans l'ambiance, voici les quelques lignes promises sur l'alter-roti crypto-trotskiste, le terrorisme bactériologique et l'apartheid. Aussi étrange que ça puisse paraître, c'était le menu de ce soir : un roti farci à la saucisse et autres ingrédients visiblement récupérés par le boucher-charcutier dans son stock d'invendus (façon éphémère scultpture incarnant le savoir-manger français résistant face à l'impérialisme alimentaire américian ou installation à base d'objets au rebut recyclés dans le but de dénoncer la sur-consommation de masse, si vous ne voyez pas, rendez-vous au prochain FIAC), des fromages manifestement récupérés lors d'une perquisition au domicile de présumés terroristes planifiant un terrible attentat bactériologique et un délicieux gâteau au chocolat et à la noix de coco qui avait la particularité de présenter deux phases très disctinctes : la noix de coco sur le dessus et un bloc compact de chocolat en dessous (selon la cuisinière, toute ressemblance avec la société sud-africaine des années 60-80 serait fortuite).

Au-delà de ces aventures culinaires (il est vrai que j'ai, en mon temps, contribué à faire explorer à mes hôtes certains rivages inconnus et surprenants de la gastronomie), je crois que nous avons passé un bon dîner : un zest de propos sérieux (genre : médias et démocratie en France), un brin de mondanités (ah, les souvenirs de mariage), une petite dose de projets (l'été 2006 arrivera si vite) le tout dans une ambiance musicale tendance et choisie (j'assume le dernier cadeau que j'ai offert à mon filleul : le concert de xylophone à quatre mains était certainement le must du dîner, même si les jeux d'éveil de la fratrie ont aussi contribué à la programmation totalement lounge de la soirée). Non vraiment, une très bonne soirée... c'est promis, je viendrai à Berlin !

Sinon, une petite perle glanée aujourd'hui au milieu d'un documentaire très intéressant sur l'école hotelière (enfin, c'était un peu plus vaste et beaucoup plus intéressant que ce que vous imaginez, là, comme ça) : "Quand j'ai mis mes enfants au monde, je me suis dit : "il me sont prêtés pour 20 ans."" (une mère qui voit son fils partir pour quelques mois au loin). C'est beau, cette sagesse et cette force sereine.

PS : je ne vous ai pas parlé de mon filleul, mais les mots me manquent... ce n'est pas son cas, en plus d'être un fameux écrivain (voir ici) c'est aussi un très bon orateur !
PPS : à l'adresse de ses parents, non, c'est vrai, j'ai passé une très bonne soirée ! Merci.