Vivons heureux sans en avoir l'air
Petite chronique de la vie, comme elle est...

31 juillet 2005

Passer...

...comme on passe à côté de mille petites choses qui pourraient illuminer une journée, si l'on s'en donnait la peine.

Ah, les mille petites choses qui pourraient illuminer une journée ! Mille, ça serait un peu trop pour un seul post, juste quelques étincelles de ces derniers jours (non, ce blog n'est pas, malgré les apparences, un inventaire à la Prévert) :
- arpenter le Louvre avec ma petite soeur (enfin, plus si petite que ça tout de même) et aussi, admirer les noces de Cana de Véronèse plutôt que la Joconde, s'arrêter pour contempler la main de la victoire de Samothrace, redécouvrir la sculpture romane bourguignonne, admirer le délicat travail de l'ivoire au XIIème et la finesse d'un minuscule groupe de statuettes égyptiennes, voir la dentellière de Vermeer au calme, écouter mademoiselle s'éprendre des nuages de l'école flamande, trouver "trop cool" les causeuses à trois du grand salon Napoléon III...
- n'en plus finir d'aller de bistrot en restaurant depuis 3 jours (je tiens une liste à disposition, la sélection de Monsieur Jean s'est étoffée d'une nouvelle adresse) , et surtout profiter de ses commensaux... ;
- rencontrer par hasard quelques amis ;
- profiter des pentes de Montmartre par un soir d'été (non, pas les ruelles à touristes..., les autres) ;
- refaire sa cave (ce petit château la Louze est un vrai succès !) ;
- faire une petite expo d'archi au milieu d'une longue conversation (l'inverse marche moins bien) ;
- profiter du canal Saint Martin par un après-midi dominical, prendre le soleil, les pieds dans l'eau ;
- n'avoir pas penser à cette audition demain matin jusqu'à présent (du coup, y penser et se mettre à y réfléchir un peu, tout de même) ;
- découvrir un commentaire anonyme et sympathique (je vais m'offrir un dictionnaire des synonymes, promis !), tiens un nouveau lecteur de cette chronique inutile et superflue... !?
- avoir mille autres choses à raconter mais les garder pour soi...

Voilà, cher lecteur, à quoi j'occupe mon temps... Bonne nuit.

1 Comments:

  • Prévert ? Baudelaire sans doute, mais un Baudelaire qui aurait eu les cheveux blonds, les yeux bleus et qui aurait vécu sensiblement au Nord de Paris, quelque part entre Amsterdam et Utrercht. Il y a en effet une relative unité dans ta prose qui t'éloigne fort de Prévert. Tu parles (entre autre) de canal, de nuages, de soleil, de vin, de peinture flamande. Du coup, me reviennent l'odeur des tilleuls en fleur et la douceur du soir dans le jardin du Prizenhof à Delft. C'est sans doute l'un des plus beaux lieux au monde pour écrire une lettre, surtout si celle-ci s'adresse à l'être aimé. Si d'aventure tout les ingrédients sont réunis, je t'invite vivement à te donner ce plaisir.
    D'ici là, cette scène peu constituer un très beau rêve.

    By Anonymous Anonyme, at 4:52 PM  

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