Salles obscures
L'Eté où j'ai grandi (Io non ho paura, de G. Salvatores):)
Italie du sud, été 1978.
Les blés ensoleillés qui ondulent à perte de vue, les collines, les nuages, le soleil qui écrase un pauvre hameau des Pouilles avec sa demi douzaine de masures autour d'une place un peu trop grande. Le luxe du formica et des petites voitures. Un pays que l'on promet à sa mère de quitter, plus tard, quand on sera grand. Une bande de minots à vélo, une petite soeur qui casse ses trop grands lunettes. Un trou sous une tôle à côté d'une ruine.
Et un gamin de 10 ans qui grandi très vite, en quelques jours à peine.
Sans savoir pourquoi, ce film me rappelle Heaven (de T. Tykwer). Malgré toutes les différences (les lieux, les Pouilles pendant les années de plomb et le Turin de la fin des années 90 ; les ambiances ; la photo ; etc.), une même mécanique implacable, fascinante, irrépréssible : vulnerant omnes, ultima necat.
+ : des paysages servis par une bonne photo, une atmosphère, un angle
- : de la tension mais pas vraiment de suspens

0 Comments:
Enregistrer un commentaire
<< Home