Vivons heureux sans en avoir l'air
Petite chronique de la vie, comme elle est...

27 août 2005

Une chanson douce

D'ici mardi, retour en famille... c'est étrange comme ça commence à compter ces quelques jours de retrouvailles ensemble : découvrir enfin mon neveu d'outre-Danube et sa maman, retrouver mes petits frères (bah oui, il faudra vous y faire, voilà quelque chose qui ne changera jamais !), taquiner Mlle B., profiter de la générosité de Maman, espérer que Papa se repose (Maman aussi d'ailleurs), regarder les parents devenir grand-parents...

Et surtout, laisser vivre chaque minute, savourer chaque instant, simplement. Faire des vacances en famille une chanson douce, comme la grammaire.

Parce que La grammaire est une chanson douce (d'E. Orsenna), une chanson où l'on apprend tour à tour à savourer la musique des mots, simplement.

Une chanson pour entrer dans leur vie intime et redécouvrir la belle logique utile qui prévaut à la construction des phrases. Une chanson où l'on apprend aussi que "je t'aime", épuisée, se repose à l'hopital des mots ; qu'une vieille nommeuse redonne vie aux mots oubliés et qu'il existe dans l'usine la plus nécessaire de toutes les usines une porte close derrière laquelle vivent encore les grands écrivains.

Une chanson sur la magie du verbe et le génie de notre langue française.

- Et les mots... ils peuvent faire recommencer l'amour ?
[...]
- Tu me permet d'être franc, Jeanne ? Tu es grande maintenant, presque une adulte. Alors je vais te dire la vérité. Pas toujours, Jeanne. Les mots ne peuvent pas toujours faire recommencer l'amour. Ni les mots, ni la musique. Hélas.
[...]
- Mais ça n'empêche pas d'essayer. On essaie, Jeanne, depuis dix mille ans, on essaie tous...


Je vous ai déjà dit que j'aime la langue française ?