Vivons heureux sans en avoir l'air
Petite chronique de la vie, comme elle est...

23 octobre 2005

So

Ce matin, je présentais quelques semaines de travail en séminaire (non, un autre, en français... je vois que vous suivez !). La production de mes journées à La Défense. Depuis le mois de mars, on y a réfléchi, en anglais parce que mon co-auteur est italien et que le français, c'est moyen pas son truc. Et puis aussi parce que, finalement, on réfléchit bien en anglais.

Mais dans ce séminaire, on présente en français ; alors, malgré un papier en anglais, malgré des slides (oups, transparents... en même temps, je ne sais pas comment appeler ça... plutôt une jolie présentation beamer ?) en anglais, monsieur Jean allait devoir tenir son auditoire hors d'haleine dans la langue de Molière (oui, c'est plus simple pour moi de faire du Molière que du Racine, en encore, Molière... Dumas, oui, plutôt Dumas : une auberge espagnole où tout le monde a contribué, sauf le principal interessé). Et c'est dur de tenir un auditoire hors d'haleine avec un sujet comme ça... Alors monsieur Jean a mis plein de jolies images dans sa présentation et il s'est bien appliqué ; tellement qu'il n'a pas beaucoup dormi la nuit d'avant. Et puis voilà, là il faut y aller.

Monsieur Jean se lance, premier transparent, petit mot d'explication sur le pourquoi du commment des tours de la Défense, petit signe de la main à son co-auteur qui passe au transparent suivant. Monsieur Jean inspire un grand coup, pivote sur les talons pour jeter un coup d'oeil à l'écran et... "So..." voilà, c'est parti, j'ai a peine commencé que je viens de déclencher un bel éclat de rire. Un peu confus, je me dis que ça va être dur... six mois que j'y pense en anglais mais là, là, il va vraiment falloir parler français. Well, let's go.

Bon finalement, ça s'est passé... mais c'est une autre histoire. Si vous vouliez tout savoir sur euh... un truc de comparaison internationale et de comptabilité nationale et (un tout petit peu) d'économie, il fallait être là.