Quomodo invocabimus Deum?
J'aurais tout aussi bien pu titrer "En attendant Godot..."* mais quelqu'un a déjà déposé le copyright. Bref. Pour paraphraser un (autre) auteur célèbre :
Quomodo invocabimus Deum? (Augustin, Confessions, Livre 1)
A mon tour de me confesser : je suis anglophile.
Pour en venir au fait, j'assistais ce matin à un séminaire intéressant (et un peu technique) sur une question technique (et pas très intéressante). La discussion** était introduite par un Français, fonctionnaire au Trésor britannique (le HM Treasury).
Rien que ça, ce n'est déjà pas mal (c'est pas en France qu'on verrai un Anglais fonctionnaire à la direction du Trésor, enfin, ça ne doit pas courir les rues***). Mais en plus, le discutant nous a avoué avoir toutes sortes de théories farfelues (mais intéressantes) sur tout un tas de sujets tout en insistant lourdement sur le fait que "c'est un sentiment personnel" et en nous priant à plusieur reprises de "ne pas [le] citer". Et ça, c'est tout ce que j'aime chez les Anglais, même quand (voire surtout lorsqu') ils sont Français, l'usage policé et implicite de la règle de Chatham House :
WHEN A MEETING, OR PART THEREOF, IS HELD UNDER THE CHATHAM HOUSE RULE, PARTICIPANTS ARE FREE TO USE THE INFORMATION RECEIVED, BUT NEITHER THE IDENTITY NOR THE AFFILIATION OF THE SPEAKER(S), NOR THAT OF ANY OTHER PARTICIPANT, MAY BE REVEALED.
Et comme je ne voudrais pas violer la règle, je ne vous en dirais pas plus.
*Juste pour justifier un billet en milieu d'après-midi, mon ordinateur mouline tranquillement (la dernière chose censée qu'il m'a dite - replace c126=d if n==8122 / (319 real changes made) - remonte à vingt minutes, fabuleux...), et je ne peux pas faire grand'chose en attendant (et puis, aussi, c'est vrai, j'ai un peu de mal à me plonger dans la lecture passionnante de European Unemployment: The Evolution of Facts and Ideas ; j'avoue et je plaide coupable).
** La discussion, dans un séminaire, c'est le moment où l'on sacrifie les auteurs du travail présenté sur l'autel de la rigueur académique (ou au nom de des intelligences supérieures présentes dans l'auditoire) - when smart guys atomize desperate hard-working authors about to commit hara-kiri.
*** Enfin, façon de parler, parce que, de toutes manières, les fonctionnaires du Trésor, ne courent pas trop dans les rues, quelque soit leur nationalité.
Quomodo invocabimus Deum? (Augustin, Confessions, Livre 1)
A mon tour de me confesser : je suis anglophile.
Pour en venir au fait, j'assistais ce matin à un séminaire intéressant (et un peu technique) sur une question technique (et pas très intéressante). La discussion** était introduite par un Français, fonctionnaire au Trésor britannique (le HM Treasury).
Rien que ça, ce n'est déjà pas mal (c'est pas en France qu'on verrai un Anglais fonctionnaire à la direction du Trésor, enfin, ça ne doit pas courir les rues***). Mais en plus, le discutant nous a avoué avoir toutes sortes de théories farfelues (mais intéressantes) sur tout un tas de sujets tout en insistant lourdement sur le fait que "c'est un sentiment personnel" et en nous priant à plusieur reprises de "ne pas [le] citer". Et ça, c'est tout ce que j'aime chez les Anglais, même quand (voire surtout lorsqu') ils sont Français, l'usage policé et implicite de la règle de Chatham House :
WHEN A MEETING, OR PART THEREOF, IS HELD UNDER THE CHATHAM HOUSE RULE, PARTICIPANTS ARE FREE TO USE THE INFORMATION RECEIVED, BUT NEITHER THE IDENTITY NOR THE AFFILIATION OF THE SPEAKER(S), NOR THAT OF ANY OTHER PARTICIPANT, MAY BE REVEALED.
Et comme je ne voudrais pas violer la règle, je ne vous en dirais pas plus.
*Juste pour justifier un billet en milieu d'après-midi, mon ordinateur mouline tranquillement (la dernière chose censée qu'il m'a dite - replace c126=d if n==8122 / (319 real changes made) - remonte à vingt minutes, fabuleux...), et je ne peux pas faire grand'chose en attendant (et puis, aussi, c'est vrai, j'ai un peu de mal à me plonger dans la lecture passionnante de European Unemployment: The Evolution of Facts and Ideas ; j'avoue et je plaide coupable).
** La discussion, dans un séminaire, c'est le moment où l'on sacrifie les auteurs du travail présenté sur l'autel de la rigueur académique (ou au nom de des intelligences supérieures présentes dans l'auditoire) - when smart guys atomize desperate hard-working authors about to commit hara-kiri.
*** Enfin, façon de parler, parce que, de toutes manières, les fonctionnaires du Trésor, ne courent pas trop dans les rues, quelque soit leur nationalité.

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