Vivons heureux sans en avoir l'air
Petite chronique de la vie, comme elle est...

15 décembre 2005

Veiller sur la langue française

Telle est la première mission de l'Académie française. Et la seule lecture du paragraphe d'introduction au discours de réception de M. René Girard - reçu ce jeudi sous la Coupole - suffit à s'en convaincre :

M. René Girard, ayant été élu par l’Académie française à la place laissée vacante par la mort du R.P. Carré, y est venu prendre séance le jeudi 15 décembre 2005, et a prononcé le discours suivant : "[je vous fais grace du discours que je me suis moi-même épargné]."

Non, ce qui retient l'attention, c'est l'emploi magnifique du mot séance : "ayant été élu [...] à la place laissée vacante [...], y est venu prendre séance", où il retrouve son sens premier - d'après la 8ème édition* du dictionnaire :

SÉANCE. n. f. Droit de prendre place dans une compagnie. [...]

Par la même occasion, je signale que l’Académie attribue, entre autres libéralités, des
aides à des familles nombreuses (et aussi aux veuves, aux personnes défavorisées ou qui se sont distinguées par l’accomplissement d’actes de dévouement). Ce mécénat à destination des familles nombreuses, que l'on doit à la générosité de M. et Mme Cognacq-Jay, ne devrait plus tarder à concerner l'un ou l'autre de mes lecteurs fidèles. Sachez donc que je m'honorerais de connaître personnellement une personne distinguée par l'Académie**. Et que j'aurais enfin quelque chose à raconter dans les dîners en ville, passé le préliminaire des présentations.

Monsieur Jean (mondain accompli et assumé)

* La 9ème est interrompue à onglette (petit onglet, lui-même petit ongle ?).
** Non, parce que, pour ce qui est de vos productions littéraires diverses, j'attends toujours ! :)