Done. Over. At Last...
J'avais commencé cette longue série (5 tomes, 7 volumes, respectivement 537, 700, 915, 539, 439, 511 et 511 pages, soit un total de - je vous épargne le calcul de tête, n'est pas polytechnicien qui veut... - 4 152 pages en poche chez Pocket) je ne sais plus quand, septembre ou peut-être plutôt octobre voire novembre. C'est une course de fond. Comme toujours, on part un peu trop vite (l'attrait de la nouveauté) puis on bute sur le mur des 2 000 premières pages (c'est quand même pas très bien écrit, on s'habitue au trucs de narration de l'auteur - en fait on s'y habitue plus tôt ; au bout de 2 000 pages, on les connait par coeur - et puis la description minutieuse du permafrost, c'est faisable la première fois, mais c'est comme le saut en parachute : le véritable exploit c'est la seconde !). Ensuite, on traîne la patte dans les derniers volumes, mais on s'accroche parce qu'on s'est mis au défi de le faire. Et on finit les derniers chapitres d'un sprint décidé et libérateur (parfois un peu poussif, c'est vrai) et on pousse le vice jusqu'à parcourir les remerciements qui closent le dernier tome avant de le refermer et de s'écrouler derrière la ligne en se promettant de faire un cure de petits romans fins, spirituels, et bien écrits, agrémentée (-ée, la cure, faut suivre aussi, parfois...) d'essais intelligents qu'on termine en quelques dizaines de minutes et qu'on résume en un paragraphe. Même si au cours de cette difficile épreuve, j'ai lu un tas d'autres choses bien tournées et quelques petits essais, sans compter quelques bouquins d'actu sans grand intérêt, j'ai l'impression d'être libre : libre de commencer un roman de 250 pages et de le savourer en me disant qu'on n'est pas pris en otage par l'auteur pour encore quelques milliers de pages. Et pouvoir varier les styles, les expériences, les intrigues et les paysages intérieurs explorés minutieusement au scalpel et peints avec talent, peu importe comment !
Quoi, c'était un très gros paragraphe ? Ben oui, en même temps, c'était aussi une très longue histoire...
Quoi, je vous ai pas dit ce que c'était ? Ah, désolé, oui, Les enfants de la Terre de Jean Auel, en même temps, si ce n'est pas sans intérêt, ce n'est pas non plus un conseil de lecture...
Quoi, c'était un très gros paragraphe ? Ben oui, en même temps, c'était aussi une très longue histoire...
Quoi, je vous ai pas dit ce que c'était ? Ah, désolé, oui, Les enfants de la Terre de Jean Auel, en même temps, si ce n'est pas sans intérêt, ce n'est pas non plus un conseil de lecture...

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