Explication de textes
(et non pas explications de texte)
ou pourquoi monsieur Jean n'a (presque) rien posté cette semaine
Après y avoir un peu réfléchi (c'est presque la première fois que ça m'arrive, une semaine de silence), j'ai commencé à comprendre pourquoi. Pourquoi les billets ne venaient pas cette semaine. Pourquoi les idées de posts restaient des idées (même si ça fera tout de même un ou deux billets dans les semaines qui viennent). Pourquoi je n'avais pas tellement envie de sourire, ni de vous faire sourire.
Ce n'est pas l'angoisse de l'écran blanc (le pendant bloggesque de l'angoisse de la page blanche, syndrome par ailleurs bien connu).
Ce n'est pas un spleen aussi soudain que gigantesque.
Ce n'est pas le coup de la petite voix qui me dit : "de tout manière personne ne te lit... alors, à quoi bon, hein ?"
Ce n'est pas le manque de temps (quoique... mais à la réflexion, non, ce n'est pas ça, ou pas d'abord ça).
C'est plutôt le sentiment que ces sourires sont parfois un peu vains. Parceque la vraie vie n'est pas toujours (uniformément) belle. Parceque c'est dur d'être léger. Impossible d'être insouciant, ni flegmatique, quand la paix se fait plus improbable au Moyen-Orient ; quand, quoiqu'on en dise, les civilisations se frottent jusqu'à faire des étincelles ; quand on sent que les choses n'avancent pas dans le bon sens ou pas vraiment ou pas assez vite. Quand on sent notre époque murmurer "Nous autres, civilisations, nous savons maintenant que nous sommes mortelles." (Paul Valéry)
C'est dur (d'avoir l'air) d'être heureux quand l'air du temps n'y est pas du tout et quand on se fait du souci, pas tant pour soi que pour son époque.
Certains m'ont souvent dit qu'il n'y avait pas lieu de s'excuser hors de propos. Mais ce soir, monsieur Jean vous présente ses excuses : je n'arrive pas à être léger, à voir ce petit détail qui illumine une journée, quelque soir le temps qu'il fait, quoiqu'il se passe par ailleurs... J'ai le coeur lourd et l'air un peu grave, à l'intérieur.
ou pourquoi monsieur Jean n'a (presque) rien posté cette semaine
Après y avoir un peu réfléchi (c'est presque la première fois que ça m'arrive, une semaine de silence), j'ai commencé à comprendre pourquoi. Pourquoi les billets ne venaient pas cette semaine. Pourquoi les idées de posts restaient des idées (même si ça fera tout de même un ou deux billets dans les semaines qui viennent). Pourquoi je n'avais pas tellement envie de sourire, ni de vous faire sourire.
Ce n'est pas l'angoisse de l'écran blanc (le pendant bloggesque de l'angoisse de la page blanche, syndrome par ailleurs bien connu).
Ce n'est pas un spleen aussi soudain que gigantesque.
Ce n'est pas le coup de la petite voix qui me dit : "de tout manière personne ne te lit... alors, à quoi bon, hein ?"
Ce n'est pas le manque de temps (quoique... mais à la réflexion, non, ce n'est pas ça, ou pas d'abord ça).
C'est plutôt le sentiment que ces sourires sont parfois un peu vains. Parceque la vraie vie n'est pas toujours (uniformément) belle. Parceque c'est dur d'être léger. Impossible d'être insouciant, ni flegmatique, quand la paix se fait plus improbable au Moyen-Orient ; quand, quoiqu'on en dise, les civilisations se frottent jusqu'à faire des étincelles ; quand on sent que les choses n'avancent pas dans le bon sens ou pas vraiment ou pas assez vite. Quand on sent notre époque murmurer "Nous autres, civilisations, nous savons maintenant que nous sommes mortelles." (Paul Valéry)
C'est dur (d'avoir l'air) d'être heureux quand l'air du temps n'y est pas du tout et quand on se fait du souci, pas tant pour soi que pour son époque.
Certains m'ont souvent dit qu'il n'y avait pas lieu de s'excuser hors de propos. Mais ce soir, monsieur Jean vous présente ses excuses : je n'arrive pas à être léger, à voir ce petit détail qui illumine une journée, quelque soir le temps qu'il fait, quoiqu'il se passe par ailleurs... J'ai le coeur lourd et l'air un peu grave, à l'intérieur.

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