Hommage
Je viens de finir (un peu tard cette nuit) La guerre des ombres de Joseph Kessel. Un récit assez unique dans lequel on sent tout le talent de Kessel servir avec respect le combat quotidien de la Résistance. Un hommage aux Français qui se battaient, au moment même où il écrivait (le roman a été écrit à Londres et achevé en 1943), pour une guerre sans gloire, obscure et démesurément couteuse, mais une guerre pour que vive la liberté et une certaine idée de la France. L'occasion de se souvenir de ces hommes et ces femmes. L'occasion aussi de se demander "et moi, aurais-je été à la hauteur ? aurais-je eu leur lucidité et leur courage ?"
L'occasion enfin de se souvenir du 22 février 1943. Hans et Sophie Scholl, Christoph Probst, trois étudiants allemands d'une vingtaine d'années sont décapités à la hache dans la prison de Stadelheim, près de Munich.
Hans et Sophie Scholl ont été l'âme de la Rose blanche (Die Weiße Rose), un mouvement de résistance intellectuelle et spirituelle allemand qui, de juin 1942 à février 1943, a essentiellement diffusé six tracts et tenté de réveiller la conscience des étudiants allemands (universités de Munich, Ulm et Sarrebruck).
Malgré son caractère confidentiel, la Rose Blanche bénéficie dès le printemps 1943 d'une notoriété nationale et même mondiale. Thomas Mann lui rendit hommage sur les ondes de la BBC le 27 juin 1943, saluant "la naissance d'une foi nouvelle, celle de l'honneur et de la liberté" tandis qu'au cours l'été 1943, la RAF deversa au dessus de l'Allemagne un million d'exemplaires du dernier tract rédigé le groupe.
Si incontestablement, la Rose Blanche avait fané en moins d'une année, la mémoire d'une lutte héroïque - contre la résignation et pour la défense de la liberté d'opinion lorsqu'elle est menacée - devait, elle, ne jamais s'éteindre.
Le 22 février 1943, Hans Scholl avait 24 ans, sa soeur Sophie, 21 ans et Christoph Probst, 23 ans, était marié et père de deux enfants.
Es lebe die Freiheit!
L'occasion enfin de se souvenir du 22 février 1943. Hans et Sophie Scholl, Christoph Probst, trois étudiants allemands d'une vingtaine d'années sont décapités à la hache dans la prison de Stadelheim, près de Munich.
Hans et Sophie Scholl ont été l'âme de la Rose blanche (Die Weiße Rose), un mouvement de résistance intellectuelle et spirituelle allemand qui, de juin 1942 à février 1943, a essentiellement diffusé six tracts et tenté de réveiller la conscience des étudiants allemands (universités de Munich, Ulm et Sarrebruck).
Malgré son caractère confidentiel, la Rose Blanche bénéficie dès le printemps 1943 d'une notoriété nationale et même mondiale. Thomas Mann lui rendit hommage sur les ondes de la BBC le 27 juin 1943, saluant "la naissance d'une foi nouvelle, celle de l'honneur et de la liberté" tandis qu'au cours l'été 1943, la RAF deversa au dessus de l'Allemagne un million d'exemplaires du dernier tract rédigé le groupe.
Si incontestablement, la Rose Blanche avait fané en moins d'une année, la mémoire d'une lutte héroïque - contre la résignation et pour la défense de la liberté d'opinion lorsqu'elle est menacée - devait, elle, ne jamais s'éteindre.
Le 22 février 1943, Hans Scholl avait 24 ans, sa soeur Sophie, 21 ans et Christoph Probst, 23 ans, était marié et père de deux enfants.
Es lebe die Freiheit!
Christoph Probst, Sophie et Hans Scholl en 1942
source : Hérodote.net


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