Vivons heureux sans en avoir l'air
Petite chronique de la vie, comme elle est...

25 mars 2006

Dîners en ville


Hier, dîner en ville, dans le VIIème, comme il se doit. Convives brillants. Propos de table intéressants, littérature étrangère, politique intérieure, anecdotes et petits récits d'avant premières. Critiques de films, recommandations de bouquins. Juste ce qu'il faut de cynisme désabusé, d'opinions décalées et de digressions sérieuses.

Hier, dîner entre amis, décontracté. Rive gauche, tour Eiffel qui scintille et ponctue la soirée. Des invités agréables, un maître de maison aussi brillant derrière ses fourneaux que dans une conversation. Discussion éclectique. Revues littéraires, revues d'idées, idées de revues. Propos sur la grande politique, anecdotes sur la petite. Ambiance simple et conviviale.

Hier, dîner. J'étais là, enfin, je crois. J'ai même dû participer à la conversation, un peu trop peut-être. Mal à la tête ou mal au coeur. Je ne sais plus. Idées de livres, critiques de films. Propos de table parfois un peu abscons ou décalés.

Hier, dîner. Je ne sais plus lequel c'était.

Au fond, depuis quelques jours, mal à la tête. Mal à la France. Envie de partir. Se battre ? Rester ? Pourquoi ?

Au fond, hier, j'étais pas là. J'ai mal.

J'aimerais que la vie soit simple et qu'elle pétille (un peu plus, je veux dire). J'aimerais que tout ça ne m'affecte pas. Pourtant, je sais... et aussi que la vie est simple. C'est surtout une question d'état d'esprit. Et s'il pleut, qu'importe, chantons !

[crédit image : Gianpaulo Pagni / Le Monde]


bonus du jour : (je vous évite le traditionnel billet "On Air", hein... et qu'est-ce qu'on dit ? Merci, monsieur Jean. De rien...) découverte du dernier indétendances, Thomas Dybdahl dans un magnifique One day you'll dance for me, New York City, song writing délicat, mélancolie acoustique, un peu fatiguée mais pas triste... A la première écoute, on aime bien aussi Chromatic Birds (Saycet) et Everything (Jehro, déjà découvert chez Nova). Le reste...