Vivons heureux sans en avoir l'air
Petite chronique de la vie, comme elle est...

19 mars 2006

I Am Sam

Très très bonne soirée totalement improvisée avec AHA. Texto vers midi : dîner ? Coup de fil vers 14h : pourquoi pas ? Re-coup de fil vers 18h : bon, bah resto près de chez toi... Re-re-coup de fil vers 18h15 : euh, ça m'arrange pas trop finalement. Re-re-re... (j'ai pitié des mes lecteurs : j'abrège) Finalement, après un certain nombre d'hésitations, de contre-temps et de "bon, allez, on se décide, non ?", projection privée : I Am Sam (Sam, je suis Sam), 2001, de Jessy Nelson, avec Sean Penn, Dakota Fanning, Michelle Pfeiffer.

Originally, c'est Tonfa qui m'avait rebattu les oreilles de ce film : "la BO est extraordinaire, que des reprises des Beatles, total trop funky..." (je cite de mémoire)

Mais, je crois qu'il n'a jamais aimé que la BO et qu'il n'a pas du voir le film. Dommage. Pour moi, c'est une révélation. L'un des meilleurs films que je connaisse : justesse du ton, performances d'acteurs incroyables, photographie et montage soignés, BO originale* et plein d'autres choses encore. Et puisqu'on parlait de larmes dans les commentaires d'un billet récent, je l'avoue, c'est l'un des films qui m'émeuvent le plus...


Je ne vais pas vous faire une critique dithyrambique, mais j'aimerais tellement vous donner envie de voir ce film.

C'est l'histoire de Sam (Sean Penn) et de Lucy Diamond Dawson (Dakota Fanning). Sam est autiste et doit avoir huit ans d'age mental. A la naissance de Lucy, sa mère l'abandonne et Sam se retrouve seul pour élever Lucy et se débrouille tant bien que mal (voir par exemple une scène magnifique où Sam apprend à donner le biberon en se calant sur le programme télé pour ne pas rater une tétée) avec pour seul bagage un extraordinaire amour paternel et une bonne volonté qui ne peuvent pas pallier toutes les déficiences mais en font, quoi qu'on en pense, un père hors norme.

Et le jour du huitième anniversaire de Lucy, le drame. Lucy sera enlevée à son père et placée en foyer. Sam commencera par se battre, réclamant l'aide de la meilleure avocate (Michelle Pfeiffer) qu'il puisse trouver, une avocate "avec quatre noms", plus habituée à gérer des divorces où aucun parent ne veut de la garde de leur enfant qu'à défendre un attardé mental sans le sou. Oui, mais Sam a huit ans d'age mental et Lucy grandit et grandira encore...

Histoire d'un père et de sa fille, un film sur la condition de parent et sur la puissance d'amour des personne handicapées. Surprenant, magnifique et surtout extrêment juste. Triste, sans concessions, mais aussi, finalement incroyablement optimiste.


How can we be so different and feel so much alike?


By the way, les bonus (notamment le making of) sont aussi à regarder : passionnants et très instructifs.

* Oui, oui, il fallait la faire, je sais...
** On ne sait jamais où mettre le y de dithyrambique, et aussi, ne pas oublier le h ; non je précise, on ne sais jamais, des fois que vous aussi, vous vouliez écrire des choses compliquées... :)