Vivons heureux sans en avoir l'air
Petite chronique de la vie, comme elle est...

30 mars 2006

Nothing to blog, but addicted

Se disait-il devant son écran à l'heure de partir déjeuner...

C'est fou, j'ai besoin de mon billet quotidien, comme un junkie de sa dose. Mais celui-là, je ne sais pas ce qui en sortira.

Ce ne sont pas les idées qui manquent, plutôt le temps. Et puis, il y a aussi cette petite pression : essayer de vous faire rire, sourire, réflechir (et je l'avoue, vous faire revenir de temps à autre par ici, voire - soyons fous - vous faire exister ici) sans vous lasser, soûler, énerver ou vous amener à penser que finalement, tout ça est aussi vain que nombriliste ; bref, en un mot, vous captiver (à comprendre dans toutes ses acceptions...), c'est dur.

Bon, après cet aveu quasi psychanalytique, je vous livre une réplique du Visiteur (une pièce d'Eric-Emmanuel Schmitt sur Freud, ma lecture du moment - oui, je lis deux trucs à la fois, ça m'arrive souvent d'ailleurs !) lue ce matin, au cours d'un trajet en métro un peu surréaliste (je vous raconterai peut-être, ou peut-être pas, d'ailleurs) :

[V]ous l'embrasserez avec ce bonheur qui n'est pas loin du désespoir, avec ce sentiment que la vie ne tient qu'à un fil, un fil si étroit, si mince, et que le fil se trouve, provisoirement, retendu... c'est cette fragilité-là qui donne la force d'aimer...