Vivons heureux sans en avoir l'air
Petite chronique de la vie, comme elle est...

19 avril 2006

Ainsi pensait monsieur Jean, dubitatif

Des choses surprenantes qui arrivent finalement assez souvent et des conclusions que je ne sais pas en tirer.

Il se passe des choses. Des choses surprenantes. Un peu surréalistes et souvent sympathiques. Il se passe des choses que je ne suis pas certain de bien m'expliquer. Mais est-ce nécessaire, finalement.

Par exemple, il y a une dizaine de jours, je postais ici un billet On Air* sur mon coup de coeur musical du moment : Lisa Miskovsky, découverte chez Joséphine. C'était un vendredi après midi et j'étais en train de me demander si je laissais, oui ou non, un commentaire ou un trackback chez Joséphine pour lui dire que, ben, j'avais bien aimé et que, ben, voilà, c'est tout (l'hésitation portant sur le fait que, comme vous l'aurez constaté, je n'avais rien de très intelligent à écrire** mais que, comme je trouverais sympa qu'on me dise que ce que je poste ne se perd pas dans le vide intersidéral et impersonnel de l'internet sans même avoir été lu***... alors si en plus quelqu'un apprécie et comme on a coutume de dire qu'il n'est pas inopportun faire aux autres... eh bien voilà quoi - et si c'est pas clair, c'est pas grave, c'est pas très important pour la suite). Bref, j'étais dans une profonde perplexité quand Joséphine herself a débarqué dans les commentaires... Surprenant, non ?

Ou bien, le lendemain, je marchais dans Paris, une belle après midi**** de printemps. J'étais en train de penser à un couple d'amis exilé en villégiature dans le Sud-Ouest (oui, on va pas les plaindre non plus... quoiqu'ils en disent). Là, je lève les yeux et, juste en face de moi, je les vois apparaître. Je suis sûr qu'ils ne m'ont pas cru quand je leur ai dit que j'étais précisement en train de penser à eux, mais moi, j'étais scotché.

Ou encore, il n'y a pas très longtemps non plus, j'ai rencontré, au cours d'un week-end dans le Sud, une amie d'un ami qui n'est ni un camarade de promo, ni un complice avec qui je refais noctament***** le monde. Nous avons cinq ans d'écart, nous avons grandi à des centaines de kilomètres de distance. Nous n'avons pas du tout fait le même genre d'études. Bref... et bien, la meilleure amie de l'amie de l'ami (oui, bon, c'est compliqué, mais c'est précisement le propos de ma démonstration) se trouve être une collègue que j'ai incidemment retrouvée à la gare Saint Charles.

Vous n'êtes pas encore convaincu ? J'ai encore mille exemples de rencontres fortuites, au hasard d'un quai de métro, au coin d'une rue, en bas de chez moi ou dans les endroits les plus improbables. D'ailleurs, il n'y aurait que moi, je commencerai à me demander si je ne suis pas Truman, le Truman du Truman Show. Non, ça n'arrive pas qu'à moi****** (et je ne veux pas sombrer dans la paranioa ou la schizophrénie comme Truman, John Nash ou encore Zacharias Moussaoui, paranoiaque à l'insu de son plein gré mais manifestement suicidaire), mais avouez, c'est troublant tout de même ?

Ainsi pensait monsieur Jean, dubitatif, en se demandant ce qu'il convenait d'en conclure.


* Pour répondre à la question récurrente de mes lecteurs qui me connaissent irl ("in real life", Maman, c'est de l'anglais... et il ne faut pas confondre avec url, l'acronyme de "uniform resource locator" qui spécifie la localisation physique d'un répertoire, d'un fichier ou d'une ressource se trouvant sur le Web, enfin, sur internet ; mais je suis sûr que Tonfa t'expliquera ça beaucoup mieux que moi - j'ai fait exprès de pas te dire que c'était juste l'adresse que tu tapes dans ta barre de navigation, en haut, comme http://monsieurjean.blogspot.com/, c'est l'adresse du blog d'un pote à moi, c'est sympa, tu peux aller voir...) et que n'osent pas me poser les autres, On Air, c'est ce qui était écrit sur un gros panneau lumineux dans les studios de radio des années 50 (aujourd'hui, je n'en sais rien - et pour les années 50, comment je sais ? ben, euh... c'est compliqué) et qui signale qu'on émet. Et puis, j'aime bien we are on air, tellement plus poétique qu'un simple voyant rouge ou que la mention "émission en cours".

** C'est pas la peine de dire comme d'habitude, je n'aime pas le comique de répétition. Et puis d'abord, je vous force pas à lire, hein...

*** Oui, c'est le syndrôme du blogger solitaire, dépressif et nombrilo-centré si bien illustré par Pancho (). Mais je me soigne, moi ! :)

**** Ben oui, on peut dire un après midi ou une après midi, alors il y a longtemps, quand j'ai commencé à tenir ce blog, je me suis fixé une règle : j'écrirai un dur après midi de travail mais une langoureuse après midi de printemps.

***** Cet adjectif n'existe pas, c'est dommage pour lui !

****** J'ai des noms : Joséphine trouve une rose sur sa moto, Tonfa traverse l'Atlantique pour se retrouver à dîner chez un pote de labo, nez à nez avec de vieilles connaissances et je peux continuer à balancer... Je ne suis pas le seul, puisque je vous dis (et je ne suis pas fou ! enfin, j'espère et six * ça fait pas très joli, mais c'est une autre histoire...).

6 Comments:

  • Ben non seulement ça n'arrive pas qu'à vous, mais pour le coup, j'ai plein d'histoires comme ça aussi... (cf "encounters" sur mon ploug - des rencontres, des signes de la vie, des trucs cons parfois, j'en ai à l'esprit, à la louche - vraiment cons, mais où je me dis "mais c'est pas possible, quand même...")
    it makes you feel special :-)
    l'impression de vivre en dehors de la vie, ou de la voir en rose, ou d'avoir vraiment ce Quelqu'un qui veille sur vous, vous envoie de signes..(je tombe dans le mystique là, attention..)

    Au fait, révisez vos classiques, Prince, il est scandinave (ou pas ? ah ben ptet pas...)

    By Anonymous Anonyme, at 2:33 PM  

  • ** C'est pas la peine de dire comme d'habitude, je n'aime pas le comique de répétition. Et puis d'abord, je vous force pas à lire, hein...


    Non, mais tu m'as transformé en monsieurjean.blogspot.com addict ce qui revient à peu près au même.

    By Anonymous Anonyme, at 4:36 PM  

  • > Joséphine

    "it makes you feel special"

    Indeed... je crois même que ma vie a basculé au moins une fois sur ce genre de choses improbables ou providentielles. Ca doit faire 10 ans... mais c'est une autre histoire. En tous cas, impossible d'en douter, "On" veille sur moi.

    Quant à ces petits clins d'oeil souvent plein d'humour...

    > Mlle B.

    "tu m'as transformé en monsieurjean.blogspot.com addict"

    Où la sagesse populaire ("on choisit ses amis, pas sa famille") trouve tout son sens.

    Oh oui, mais toi, ce n'était pas très difficile... Merci à toi, mon public captif !

    By Blogger Monsieur Jean, at 4:49 PM  

  • ces histoires de rencontre impossibles d'hasard...on dirait du Paul Auster (je pensais que mon père était dieu et le cahier rouge)

    superbe.

    par ailleurs sur immemory ,merci pour l'hommage.

    By Anonymous Anonyme, at 12:43 PM  

  • > Prumtiersen

    Je vais confesser que je n'ai encore jamais lu Paul Auster... mais j'en ai deux dans le mûrissoir : Brooklyn Follies et la Trilogie new-yorkaise (Cité de verre, Revenants et La Chambre dérobée).

    Je sens que ça va me plaire. Je sens. Plus encore que ce que ça ne laissait augurer...

    By Anonymous Anonyme, at 3:50 PM  

  • Venant de la part du type qui souhaite personnellement quelque chose comme 1500 anniversaires par an (et encore, c'est mon estimation basse), je ne sais pas trop comment je dois le prendre... :)

    By Blogger Monsieur Jean, at 1:51 PM  

Enregistrer un commentaire

<< Home