Vivons heureux sans en avoir l'air
Petite chronique de la vie, comme elle est...

21 avril 2006

La petite voix derrière moi...

... qui me disait hier soir que c'était pas gagné de rattraper le retard de chronicage (ou de chronication) de mes lectures compulsives. La même petite voix me susurre à l'oreille :

Dis monsieur Jean, tu t'épuises... Tu nous saoules avec des critiques vaguement pertinentes qui ne trompent personne (ben, oui, il faut regarder les choses en face : tu n'as pas rien d'intéressant ou d'original à raconter à ce propos). Tu repompes éhontément la prose de (la maman de) ton filleul (que tu le veuilles ou non, ça s'appelle du plagiat... personne n'est dupe). Tu nous fais toujours les mêmes billets, avec la même construction circulaire et la même pirouette finale, une pirouette de clown un peu fatigué et pas vraiment convaincu. Tu nous racontes, non, même pas, tu écris sous la dictée ce qui te passe par les oreilles, faute d'avoir quoique ce soit qui te passe par la tête... (il y a un itinéraire bis pour les idées maintenant ? pourtant, on ne peut pas dire que ton cerveau soit particulièrement encombré [là, ça a fait -combré... -bré... en écho dans ma boite crânienne et j'ai compris que quelque part, la petite voix n'avait pas tort]). Bref, tu tentes de faire diversion, mais il faut te l'avouer, tu n'as pas grand chose de vraiment passionnant, d'irresistiblement drôle ou d'extrêment bien écrit à publier. Si tant est que c'ait un jour été le cas...

Elle susurre et, petit à petit, elle me gagne. Elle a déjà pris possession de mon inconsient plouggesque, lundi dernier : en relisant la première version de ce billet, je conçois qu'on se soit posé la question de ma mise en sommeil. Remarquez, commencer une hibernation alors que le printemps arrive, c'aurait été relativement cocasse.

A vrai dire, je sais qu'elle a tort et je ne crois pas que le moment de clore ce chapitre soit déjà arrivé. Mais je constate aussi que j'ai perdu quelque chose depuis quelques semaines. Quelque chose d'assez imperceptible... une sorte de fraîcheur. Une espèce de liberté ou d'insouciance. Je me dis en postant : "non, celui-ci va les emm..." ou bien "et celui-là, ils en penseront quoi ?"

Bon, bon, vous me pardonnerez si je continue à explorer un peu tout et n'importe quoi, à raconter des riens pas franchement intéressants, à tenter des traits d'humour que je suis le seul à deviner, etc. ? On dirait que vous, lecteurs (plus ou moins) cachés et (plus ou moins) anonymes, vous qui parfois passez par ici, par hasard, par accident ou par inadvertance, vous qui... enfin toi qui me lis, là et puis toi, là-bas, qui parcours en diagonale le billet en pensant "il nous fait chier avec ses états d'âme à la con"*, bref, on dirait que vous seriez des lecteurs vraiment indulgents et que moi, je poursuivrais cette Petite chronique de la vie, comme elle est..., sans trop me poser de questions, sans trop me mettre de pression. On dirait... juste assez fort pour couvrir la petite voix qui susurre, là, derrière moi.

* Eh, toi ! Je te rappelle que ma maman vient de temps en temps par ici, alors je te prirais de surveiller un peu ton langage, s'il te plait... sinon, euh, tu vois la porte ? Eh bien, comment dire...
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4 Comments:

  • Bon alors là forcément envie de me manifester :
    - continuez vos critiques, même si moi, quand il s'agit d'un film que jai envie de voir, ou d'un livre que j'ai envie de lire, je ne les lis pas, pour les lire après (toujours.. dans un journal, j'arrache l'article et le garde pour après - histoire que ça ne pollue pas mon appréciation à moi)
    - quand vous vous posez la question de si ca nous saoule ou pas, rappelez vous qu'écrire un ploug (hé hé), c'est avant tout perso. Que vous écrivez pour vous et que vous vous faites plaisir. C'est bien de prendre en compte l'avis des autres, mais on le fait déjà tellement irl, qu'au moins, en url (pardon, je vais mélanger les pinceaux de votre maman), on peut garder cette liberté d'être soi, d'avoir son endroit où on fait ce qu'on veut, sans prendre de pinceaux (pas les mêmes que ceux que j'ai mélangés, attention), sans attendre, sans mauvaise conscience (même si, je le concède, c'est facile/rapide de devenir dépendant, d'attendre, et d'avoir mauvaise conscience, de vouloir "être à la hauteur".. dans ce cas, je me soigne ;-)).
    Bref, silence, la ptite voix.
    Même si elle a beaucoup à dire.

    By Anonymous Anonyme, at 2:52 PM  

  • La rapidite des gens qui vous lisent, alors qu'ils sont senses bosser ou buller... a en croire les horaires des commentaires, ne parle t'elle pas d'elle-meme, monsieur Jean...?
    Et Mlle B, alors... Elle dort peut-etre...
    Oubliez nous, Monsieur Jean. Laissez la petite voix la ou elle est : derriere vous.

    Et en avant, marche!

    By Anonymous Anonyme, at 3:45 PM  

  • > Joséphine

    Merci pour votre réponse prompte et délicate. C'est un peu l'enjeu du moment (je ne parle pas de pinceaux (: )... après de longs mois de plougging (re (: ) relativement en tête à tête avec moi-même (pour autant que monsieur Jean soit moi-même), je me rends compte que je suis lu (en dehors du petit cercle qui me supporte déjà irl) et que le monologue peut s'enrichir de quelques contrepoints. Sans que ce soit vraiment nouveau, monsieur Jean cherche un nouvel équilibre. Et se soigne !

    > Pseudo

    Non, le billet restera. Et puis, c'est aussi ça mon blog : j'ai le droit d'écrire tout ce qui me passe par la tête, de forcer le trait, de composer à partir de la réalité. Mais si tu savais à quel point ces billets ne sont pas la réalité, combien ils en sont loin... D'ailleurs, quand je ne vais pas*, monsieur Jean trouve facilement un ton allègre. Comme un clown.

    En revanche pour le soleil, tu as raison. D'ailleurs, si ça ne tenait qu'à moi, j'irais travailler dehors cet après-midi.

    > Charlotte

    Mon grand chef qui validait mon dossier vient de me le renvoyer... Je suis touché pour son commentaire presque laudatif (il a la réputation d'être relativement sec et exigeant, du coup, je m'attendais à tout sauf à ça) et impressionné par sa lecture attentive (il a corrigé toutes mes typos... je crois que je vais lui demander de relire mes billets à l'avenir (: ). Bref, tout ça pour dire que je viens de me faire corriger un sensé : censé.

    Sinon, pour Mlle B., j'imagine qu'elle comate dans le train qui l'emporte en vacances après une folle nuit de gala. Sans quoi, sûr, on l'aurait vu bondir pour expliquer à son grand frère que... et que... et que, d'abord...

    Euh, et sinon, ben, vous avez raison. Comme Joséphine et Pseudo. Comme d'habitude...

    Merci à vous tous. Et merci de passer par mon salon avec délicatesse. Allez, pour la faire taire, cette petite voix, je vais remettre Pierre et le loup en version impro jazz : revisiter les vieux souvenirs, tirer du neuf de l'ancien, aller de l'avant en s'appuyant sur le passé, c'est aussi ça mon ploug...

    [hum... on frise le billet, là ! (: ]


    * Je devrais parler au passé d'ailleurs !

    By Blogger Monsieur Jean, at 4:28 PM  

  • aussi, je l'ai pas précisé (avec mon ton de donneuse de leçons, ça me va bien, jeune plouggeuse inexpérimentée que je suis), mais bon, j'aime bien vous lire.
    Un peu une lapalissade comme dirait l'autre, mais les bonnes choses sont bonnes à entendre.

    By Anonymous Anonyme, at 5:16 PM  

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