Le schmilblick du printemps
Mon facétieux filleul m'a envoyé des contrés reculées dans lesquelles ses parents se sont exilés (encore une fuite de cerveaux... non, je n'ai pas dit un épanchement de matière grise, ça n'a rien à voir !) un authentique schmilblick du printemps. Le schmilblick est arrivé (oui, je vous rassure tout de suite, chers parents de mon facétieux filleul, le schmilblick est bien arrivé). Donc, le schmilblick est arrivé dans un emballage spécial : un cube de 20x20x20 portant quelques mentions à l'usage des facteurs et douaniers (du genre : Ceci est un schmilblick très très fragile ou encore Si vous lisez ceci, c'est que, selon toute vraisemblance, vous tenez le schmilblick à l'envers et il ne va pas aimer...) et un descriptif complet (à mon usage exclusif, malgré les apparences) que vous pourrez trouver ci-dessous.

N'y tenant plus (je vous laisse imaginer...), l'ouverture précautionneuse du cube fut promptement entreprise : apparut alors une forme vaguement ovoïdale emballée dans un numéro relativement récent du Canard enchaîné (non, ce détail n'a aucune espèce d'importance, pour autant que j'ai pu en juger) accompagnée d'une notice complète et de deux annexes visant à préciser les origines mystérieuses du schmilblick en question.
La découverte du schmilblick semble n'avoir pas été la moindre des aventures d'une fine équipe de chercheurs, aussi doués pour arpenter les régions hostiles ("un quartier résidentiel huppé, au bord de l'eau au milieu d'une sorte de pinède landaise" assez proche du cercle polaire arctique) que pour survivre au milieu de populations autochtones dont les accents gutturaux laissent présager d'intentions belliqueuses (d'où, j'imagine, la volonté de rester confiné au maximum : "1 m², la place exacte qu'il me faut pour tourner en rond sur moi-même avec le tricycle, guidon à fond vers la droite ou vers la gauche"). Equipe récemment terrassée par un mal mystérieux et incurable qui n'est pas sans rappeler le tragique destin des membres de l'expédition Sanders-Hardmuth (cf. Les Sept boules de cristal et Le Temple du Soleil).
Le schmilblick du printemps se récolte ou se capture (je n'ai pas bien compris dans quelle partie de la classifiation du vivant il convenait de cataloguer le schmilblick en question... peut-être Mlle B. aura-t-elle une idée ?) dans des régions où vivent des Schpountz (même remarque, quoique dans ce cas, il semblerait que le Schpountz soit un mammifère, voire un primate), où les bottes fourrées sont de rigueur treize mois par an (si, si, vous avez bien lu) et où le printemps est une saison de fêtes : pour "l'apparition des fleurs, la sortie des asperges et la ponte de fruits" (je cite la paragraphe décrivant l'environnement général du schmilblick).
La manipulation prolongée du schmilblick semble nécessiter un appareillage complexe (emplâtre à l'oignon sur les oreilles, grandes lunettes oranges et sac en plastique sur le tête, la dignité des laborantins en prend un sacré coup, mais la science est à ce prix - quant à la gloire...).
Les applications potentielles du schmilblick semblent tellement prometteuses que mon filleul me décrit par le menu la guerre que se livrent en sous-main les plus grands laboratoires du monde pour mettre la main sur les découvreurs (dont on apprend au passage qu'ils ont des mollets fermes et robustes, sans qu'il nous soit permis, à ce stade, d'établir un lien entre les mollets et la découverte... cependant, j'attends des précisions sur ce point précis). Parmi les nombreuses et prometteuses applications du schmilblick du printemps, il convient de mentionner des perspectives thérapeutiques absolument novatrices (et résolument farfelues mais vraisemblablement efficaces).
Bref, je n'ai pas tout très bien compris ce que me raconte mon filleul et il va falloir que je parte là-bas en expédition pour éclaicir tout ça. Promis, je vous raconterai.
Et c'est quoi un schmilblick du printemps ? Ben, je ne peux pas tellement vous en dire plus... mais on attend une publication dans Nature (ce qui ne devrait pas tarder vu que Nature publie vraiment n'importe quoi depuis quelques temps !).
[note personnelle] Merci beaucoup mon cher filleul, et, sûr, je viens t'aider dans tes recherches d'ici cet été... de même que je suis ravi qu'on se retrouve aussi en août pour finaliser ta publi dans Nature. Embrasse tes parents pour moi et continue à out-sourcer tes compte-rendus d'expéditions, c'est un plaisir !

N'y tenant plus (je vous laisse imaginer...), l'ouverture précautionneuse du cube fut promptement entreprise : apparut alors une forme vaguement ovoïdale emballée dans un numéro relativement récent du Canard enchaîné (non, ce détail n'a aucune espèce d'importance, pour autant que j'ai pu en juger) accompagnée d'une notice complète et de deux annexes visant à préciser les origines mystérieuses du schmilblick en question.
La découverte du schmilblick semble n'avoir pas été la moindre des aventures d'une fine équipe de chercheurs, aussi doués pour arpenter les régions hostiles ("un quartier résidentiel huppé, au bord de l'eau au milieu d'une sorte de pinède landaise" assez proche du cercle polaire arctique) que pour survivre au milieu de populations autochtones dont les accents gutturaux laissent présager d'intentions belliqueuses (d'où, j'imagine, la volonté de rester confiné au maximum : "1 m², la place exacte qu'il me faut pour tourner en rond sur moi-même avec le tricycle, guidon à fond vers la droite ou vers la gauche"). Equipe récemment terrassée par un mal mystérieux et incurable qui n'est pas sans rappeler le tragique destin des membres de l'expédition Sanders-Hardmuth (cf. Les Sept boules de cristal et Le Temple du Soleil).
Le schmilblick du printemps se récolte ou se capture (je n'ai pas bien compris dans quelle partie de la classifiation du vivant il convenait de cataloguer le schmilblick en question... peut-être Mlle B. aura-t-elle une idée ?) dans des régions où vivent des Schpountz (même remarque, quoique dans ce cas, il semblerait que le Schpountz soit un mammifère, voire un primate), où les bottes fourrées sont de rigueur treize mois par an (si, si, vous avez bien lu) et où le printemps est une saison de fêtes : pour "l'apparition des fleurs, la sortie des asperges et la ponte de fruits" (je cite la paragraphe décrivant l'environnement général du schmilblick).
La manipulation prolongée du schmilblick semble nécessiter un appareillage complexe (emplâtre à l'oignon sur les oreilles, grandes lunettes oranges et sac en plastique sur le tête, la dignité des laborantins en prend un sacré coup, mais la science est à ce prix - quant à la gloire...).
Les applications potentielles du schmilblick semblent tellement prometteuses que mon filleul me décrit par le menu la guerre que se livrent en sous-main les plus grands laboratoires du monde pour mettre la main sur les découvreurs (dont on apprend au passage qu'ils ont des mollets fermes et robustes, sans qu'il nous soit permis, à ce stade, d'établir un lien entre les mollets et la découverte... cependant, j'attends des précisions sur ce point précis). Parmi les nombreuses et prometteuses applications du schmilblick du printemps, il convient de mentionner des perspectives thérapeutiques absolument novatrices (et résolument farfelues mais vraisemblablement efficaces).
Bref, je n'ai pas tout très bien compris ce que me raconte mon filleul et il va falloir que je parte là-bas en expédition pour éclaicir tout ça. Promis, je vous raconterai.
Et c'est quoi un schmilblick du printemps ? Ben, je ne peux pas tellement vous en dire plus... mais on attend une publication dans Nature (ce qui ne devrait pas tarder vu que Nature publie vraiment n'importe quoi depuis quelques temps !).
[note personnelle] Merci beaucoup mon cher filleul, et, sûr, je viens t'aider dans tes recherches d'ici cet été... de même que je suis ravi qu'on se retrouve aussi en août pour finaliser ta publi dans Nature. Embrasse tes parents pour moi et continue à out-sourcer tes compte-rendus d'expéditions, c'est un plaisir !

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