Persistence rétinienne
Le récit de mon retour dans les salles obscures, après le teasing de vendredi (et parce que je suis un garçon conséquent)...
Je n'avais jamais vu le making of d'un livre. Et bien, c'est fait* et c'est bien fait**. Truman Capote, c'est l'histoire de l'écriture de In Cold Blood (De sang froid), le chef d'oeuvre de l'écrivain américain. Un tour de force à (au moins) deux égards.
Le premier, qui n'est pas le moindre, c'est de faire un film sur l'écriture d'un livre qui ne soit pas une adaptation du livre. Mieux, qui ne soit pas un spoiler***. J'avais commencé à lire Capote en janvier ou février - indépendamment de la sortie prévue de Truman Capote, comme ça, sur un coup de tête, en tombant sur le Capote's Reader en librairie, et j'en étais arrivé à De sang froid au moment de la sortie du film (et j'avais un peu les boules d'attaquer le bouquin que tout le monde est en train de lire... je n'ai toujours pas lu Da Vinci Code, pour vous dire...) et je crois que je vais reprendre ma lecture...
Le second, c'est la brillante performance d'acteurs. Et particulièrement celle de Philip Seymour Hoffman qui réussit à rendre toute la palette complexe des sentiments, attitudes et états d'esprit d'un écrivain égocentrique mais sensible, aussi manipulateur que torturé, en quête son Graal : une non-fiction novel, "the book [he] was always meant to write" (et qui, indubitablement, mérite son Oscar - meilleur acteur dans un premier rôle).
Le synopsis est simple (l'écriture d'In Cold Blood, depuis la colonne des faits divers du New York Times jusqu'à l'exécution des assassins), l'angle, très psychologique ce qui n'était pas sans risques, est original et réussi, la photo parfois remarquable. Et au final ? Je n'aurais pas su ce que je ratais... il était temps que je retourne dans les salles obscures.
Pour faire bonne mesure, et parce que le soleil n'était pas vraiment de la partie hier en fin d'après midi après une bonne promenade (et une partie des trucs en -age qui s'imposaient ce week-end), j'y suis retourné.
Une sorte d'alter ego italien du diptyque Bienvenue au Club - Le cercle fermé de Jonathan Coe. C'est ce que je me suis dit en sortant de Romanzo Criminale. L'histoire d'une bande d'ados romain qui, au début des années 70, se lance à la conquête de Rome. Plongée dans les profondeurs de la Rome interlope, avec en toile de fond, les années de plomb, l'enlèvement et l'assassinat d'Aldo Moro, l'attentat du 13 mai 1981 contre Jean-Paul II...
Une histoire à l'intersection de mondes souterrains (services spéciaux, groupuscules clandestins, mafia, malfrats, militants d'extrême gauche, etc.), loin des clichés (on ne trouve pas que le calme de la Trinité des monts en montant les marches de la Piazza di Spagna...) mais vraiment romaine (la Madonna dei Pellegrini du Caravage, les ruelles du Campo de fiori, etc.). Une histoire violente comme le crime et tragique comme l'opéra, des personnages attachants et la chanson d'un italien qui dit avec la même force "je t'aime" que "va te faire foutre"... Dommage que je n'ai pas pu aller le voir avec Pé ou BG, avant de finir la soirée dans un petit italien à projeter un futur week-end à Rome (au programme : terrasses, Caravages, Bernins, Trastevere, j'arrête, ça va vraiment me donner des idées !).
Et puis, en retournant au ciné, je me rends compte qu'il y a un paquet de films prometteurs qui s'annoncent : Inside Man, Sophie Scholl, V pour Vendetta, The Secret life of words, etc. (et l'Age de glace 2, [message personnel pour Tonfa et Mlle B. : vous venez ? après on pourrait aller lézarder au Luxembourg... :)]). En avril, c'est 24 images par seconde trois fois par semaine.
Truman Capote (Capote), 2005 de Bennett Miller avec Philip Seymour Hoffman (Truman Capote), Katherine Keener (Harper Lee) et Clifton Collins Jr. (Perry Smith).
Romanzo Criminale, 2005 de Michele Placido avec Kim Rossi Stuart (Il Freddo), Anna Mouglalis (Patrizia), Pierfrancesco Favino (Il Libanese), Claudio Santamaria (Dandi), Stefano Accorsi (Commissario Scialoja) et Jasmine Trinca (Roberta - [...] (: )
* Vedi, aurait dit C.
** Le making of en question, pour ceux qui ne suivraient pas (je mets un conditionnel parce que, comme vous êtes tous supérieurement intelligents, c'est très hypothétique... non, en fait, je mets un conditionnel parce que je me suis fait chambrer sur ma conjugaison originale - c'est à dire assez peu orthodoxe - de ce magnfique temps trop peu employé et qui permet pourtant de voyager dans des univers parallèles passionnants... ou de faire des suppositions idiotes).
*** Allez voir nos amis québecois pour une traduction française (enfin, si on veut), moi, je sèche...
Je n'avais jamais vu le making of d'un livre. Et bien, c'est fait* et c'est bien fait**. Truman Capote, c'est l'histoire de l'écriture de In Cold Blood (De sang froid), le chef d'oeuvre de l'écrivain américain. Un tour de force à (au moins) deux égards.Le premier, qui n'est pas le moindre, c'est de faire un film sur l'écriture d'un livre qui ne soit pas une adaptation du livre. Mieux, qui ne soit pas un spoiler***. J'avais commencé à lire Capote en janvier ou février - indépendamment de la sortie prévue de Truman Capote, comme ça, sur un coup de tête, en tombant sur le Capote's Reader en librairie, et j'en étais arrivé à De sang froid au moment de la sortie du film (et j'avais un peu les boules d'attaquer le bouquin que tout le monde est en train de lire... je n'ai toujours pas lu Da Vinci Code, pour vous dire...) et je crois que je vais reprendre ma lecture...
Le second, c'est la brillante performance d'acteurs. Et particulièrement celle de Philip Seymour Hoffman qui réussit à rendre toute la palette complexe des sentiments, attitudes et états d'esprit d'un écrivain égocentrique mais sensible, aussi manipulateur que torturé, en quête son Graal : une non-fiction novel, "the book [he] was always meant to write" (et qui, indubitablement, mérite son Oscar - meilleur acteur dans un premier rôle).
Le synopsis est simple (l'écriture d'In Cold Blood, depuis la colonne des faits divers du New York Times jusqu'à l'exécution des assassins), l'angle, très psychologique ce qui n'était pas sans risques, est original et réussi, la photo parfois remarquable. Et au final ? Je n'aurais pas su ce que je ratais... il était temps que je retourne dans les salles obscures.
Pour faire bonne mesure, et parce que le soleil n'était pas vraiment de la partie hier en fin d'après midi après une bonne promenade (et une partie des trucs en -age qui s'imposaient ce week-end), j'y suis retourné.
Une sorte d'alter ego italien du diptyque Bienvenue au Club - Le cercle fermé de Jonathan Coe. C'est ce que je me suis dit en sortant de Romanzo Criminale. L'histoire d'une bande d'ados romain qui, au début des années 70, se lance à la conquête de Rome. Plongée dans les profondeurs de la Rome interlope, avec en toile de fond, les années de plomb, l'enlèvement et l'assassinat d'Aldo Moro, l'attentat du 13 mai 1981 contre Jean-Paul II...Une histoire à l'intersection de mondes souterrains (services spéciaux, groupuscules clandestins, mafia, malfrats, militants d'extrême gauche, etc.), loin des clichés (on ne trouve pas que le calme de la Trinité des monts en montant les marches de la Piazza di Spagna...) mais vraiment romaine (la Madonna dei Pellegrini du Caravage, les ruelles du Campo de fiori, etc.). Une histoire violente comme le crime et tragique comme l'opéra, des personnages attachants et la chanson d'un italien qui dit avec la même force "je t'aime" que "va te faire foutre"... Dommage que je n'ai pas pu aller le voir avec Pé ou BG, avant de finir la soirée dans un petit italien à projeter un futur week-end à Rome (au programme : terrasses, Caravages, Bernins, Trastevere, j'arrête, ça va vraiment me donner des idées !).
Et puis, en retournant au ciné, je me rends compte qu'il y a un paquet de films prometteurs qui s'annoncent : Inside Man, Sophie Scholl, V pour Vendetta, The Secret life of words, etc. (et l'Age de glace 2, [message personnel pour Tonfa et Mlle B. : vous venez ? après on pourrait aller lézarder au Luxembourg... :)]). En avril, c'est 24 images par seconde trois fois par semaine.
Truman Capote (Capote), 2005 de Bennett Miller avec Philip Seymour Hoffman (Truman Capote), Katherine Keener (Harper Lee) et Clifton Collins Jr. (Perry Smith).
Romanzo Criminale, 2005 de Michele Placido avec Kim Rossi Stuart (Il Freddo), Anna Mouglalis (Patrizia), Pierfrancesco Favino (Il Libanese), Claudio Santamaria (Dandi), Stefano Accorsi (Commissario Scialoja) et Jasmine Trinca (Roberta - [...] (: )
* Vedi, aurait dit C.
** Le making of en question, pour ceux qui ne suivraient pas (je mets un conditionnel parce que, comme vous êtes tous supérieurement intelligents, c'est très hypothétique... non, en fait, je mets un conditionnel parce que je me suis fait chambrer sur ma conjugaison originale - c'est à dire assez peu orthodoxe - de ce magnfique temps trop peu employé et qui permet pourtant de voyager dans des univers parallèles passionnants... ou de faire des suppositions idiotes).
*** Allez voir nos amis québecois pour une traduction française (enfin, si on veut), moi, je sèche...

6 Comments:
V c'est pas mal, par contre "Inside man" c'est pas hyper novateur, 'fin bon ca fait toujours passer le temps. Disons que c'est plaisant.
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Anonyme, at 8:14 PM
Tonfa, blasé... nous fait sentir que, de toutes manières de son côté de l'Atlantique, tout ça, c'est un peu dépassé. Merci quand même pour la contribution... :)
Et pour l'Age de glace 2, tu reviens pour le voir avec nous st'p ?
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Anonyme, at 10:02 PM
Ouip, mes roomates sont pas fans de films d'animation :/
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Anonyme, at 2:33 PM
Qui c'est roomates?
Moi je suis partante.
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Mlle B., at 3:05 PM
et doctoralement, c'est pas doctement, on est d'accord...
>Moi je suis partante.
When you speak English... Allez, juste parce que c'est nous, juste parce que c'est toi, on te le dit : roommate = room+mate et mate, c'est qqn avec qui tu fais qqch. Ca donne aussi des team mates, des flatmates et même parfois des bedmates.
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Anonyme, at 4:35 PM
thanks
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Mlle B., at 12:27 PM
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