Vivons heureux sans en avoir l'air
Petite chronique de la vie, comme elle est...

27 avril 2006

Révélation

J'interromps un instant une passionnante journée (rangement de mon disque dur, sauvegarde de fichiers, vidage des xx m linéaires d'étagères - ça se dit, vidage... ? merde mince, je ne sais vraiment pas parler, c'est horrible :) - archivage, etc.). Veille routinière (NBER, CEPR, IMF, ECB et autres destinations exotiques). Coup d'oeil à la une d'un quotidien du soir (Mickey d'Orsay en prend, mais alors, plein la tête). Petite promenade bloggesque digestive. Et là, chez Prix de Flore 2006, juste , la révélation :

"[Un blog] n’est pas forcément un nombril avec des mots autour à la place du piercing."

Voilà, en ce moment où tout change, je viens de trouver ma ligne éditoriale : Vivons heureux sans en avoir l'air n'est pas un nombril avec des mots autour à la place du piercing. Petite chronique de la vie, comme elle est... racontée à la lumière d'un autre regard.

J'ai envie d'ouvrir les fenêtres, en grand. D'aérer. Et d'écrire des choses pour le plaisir, avec application (comme pendant les dictées de ma grand mère), un peu d'esprit ou d'imagination (comme dans mes dissertations d'avant à en croire ce qu'on m'expliquait à l'époque) et les fautes d'orthographe en moins (parce que j'en suis revenu, de cette idée stupide que j'avais à l'époque que le fond primerait finalement). Ecrire, photographier, raconter, chanter, faire sourire, ne rien dire et rester là, au soleil, pour profiter du silence et de la vue.

I want to be myself, the one they don't even imagine. Fuir les cases, les étiquettes. Etre inclassable, presque comme une discipline de vie. Etre à la fois sérieux sans être austère et léger sans être futile. Surprendre ; non pas pour le plaisir de surprendre mais parce que finalement, je crois que je me surprends moi-même.

Ecrire au gré des envies et de l'inspiration, sur tout, sur rien, sans prétention ni règles, ni limites et surtout, ne pas tomber dans une routine nombrilisante.