Vivons heureux sans en avoir l'air
Petite chronique de la vie, comme elle est...

27 mai 2006

D'une incroyable actualité et d'une magnifique poésie...

C'était de causer et de rire avec eux, c'étaient les complaisances d'une bienveillance mutuelle, la lecture en commun des livres bien écrits, les plaisanteries, les égards réciproques ; quelquefois un désaccord sans rancune, comme on en a avec soi-même, dissentiments rarissimes qui sont le sel d'une entente habituelle ; c'était d'instruire et d'être instruit tour à tour ; le regret impatient des absents, l'accueil joyeux fait à ceux qui arrivent. Ces témoignages et d'autres de même sorte, qui s'échappent des coeurs aimants et aimés, par le visage, la langue, les yeux, par mille gestes gracieux sont comme un foyer où les âmes se fondent et de plusieurs n'en font qu'une seule.

Augustin, Confessions, Livre quatrième, chapitre VIII.

LT qui me lit ce soir cette définition de ce week-end, exacte jusque dans ses détails, écrite il y a plus de quinze siècles.