Commis d'office (mais pas malheureux pour autant...)
Il y a 19 ans, elle débarquait dans ma vie.
Oh, on a bien fait la tête, un peu, au début, avec mes frères : elle allait tout compliquer pour équilibrer nos équipes de foot. Et puis, une fille, on n'avait pas l'habitude, nous. Il allait falloir qu'on évite de la taper trop fort, pour pas que ça laisse de trace, parce que quelque part, on se disait que*, si on pouvait toujours trouver une excuse pour nos passages réguliers aux urgences (tiens, ce sera combien de points, cette fois ? - enfin, je précise, je dis nos, mais en fait, c'est plutôt leurs, parce que moi, ça va, j'y ai plutôt échappé, privilège d'ainé remis en cause sur le tard par un cadet énervé - une autre histoire...), avec elle, les excuses allaient être plus difficiles à trouver (ben, non, maman, c'est vrai, il s'est fait ça tout seul en glissant sur le fauteuil, hein... on jouait *tranquillement*, non, non, non, non, on ne se battait pas...) et puis, les parents allaient en prendre vachement soin de leur petite dernière.
Il y a 19 ans donc, elle débarquait comme ça, au milieu de la nuit, un 18 juin - à l'époque, on avait intégré l'appel mais pas encore la date funeste de Waterloo (Water quoi ? nan, connais pas... ah, si, une gare à Londres, c'est ça ?), du coup, ça nous semblait plutôt de bon augure et de nature à atténuer un peu la déception première (rapport aux équipes de foot, eh, faut suivre... ou laisser tomber, là je peux plus rien pour vous tellement c'est clair et limpide comme de l'eau de roche).
Et bien... ce week-end, 19 ans plus tard...
Elle, elle n'a plus grand chose à voir avec la petite crevette qu'on est allé admirer le lendemain à la maternité - je garde un souvenir ému de son nombril en devenir qu'elle a magnifique à présent (enfin, je dis ça, mais je flatte à bon compte, j'ai pas été vérifier). Aucun de nous n'a vraiment regretté le déséquilibre de nos équipes de foot (et puis, c'est pas si grave, elle sait jouer au ping-pong... en plus, nous, le foot, on a laissé tomber très vite et pas seulement parce qu'on était un nombre impair). Et là, on fête son anniversaire un peu n'importe comment (les parents sont partis, loin, ses frères ont tiré au sort pour en commettre un d'office). Enfin, ce week-end, c'est sûr, évident, certain : elle n'aurait pas été là, rien n'aurait été pareil et ça aurait été dommage.
Bon anniversaire, Mlle B.
* Et aussi qu'une fille balafrée, on en tirerait un moins bon prix à la revente une vingtaine d'années plus tard.
[billet perso, private et mal écrit d'un monsieur Jean fatigué mais insomniaque - no comment, merci et non, le truc des hippopotames amoureux, ça ne marche pas...]
Oh, on a bien fait la tête, un peu, au début, avec mes frères : elle allait tout compliquer pour équilibrer nos équipes de foot. Et puis, une fille, on n'avait pas l'habitude, nous. Il allait falloir qu'on évite de la taper trop fort, pour pas que ça laisse de trace, parce que quelque part, on se disait que*, si on pouvait toujours trouver une excuse pour nos passages réguliers aux urgences (tiens, ce sera combien de points, cette fois ? - enfin, je précise, je dis nos, mais en fait, c'est plutôt leurs, parce que moi, ça va, j'y ai plutôt échappé, privilège d'ainé remis en cause sur le tard par un cadet énervé - une autre histoire...), avec elle, les excuses allaient être plus difficiles à trouver (ben, non, maman, c'est vrai, il s'est fait ça tout seul en glissant sur le fauteuil, hein... on jouait *tranquillement*, non, non, non, non, on ne se battait pas...) et puis, les parents allaient en prendre vachement soin de leur petite dernière.
Il y a 19 ans donc, elle débarquait comme ça, au milieu de la nuit, un 18 juin - à l'époque, on avait intégré l'appel mais pas encore la date funeste de Waterloo (Water quoi ? nan, connais pas... ah, si, une gare à Londres, c'est ça ?), du coup, ça nous semblait plutôt de bon augure et de nature à atténuer un peu la déception première (rapport aux équipes de foot, eh, faut suivre... ou laisser tomber, là je peux plus rien pour vous tellement c'est clair et limpide comme de l'eau de roche).
Et bien... ce week-end, 19 ans plus tard...
Elle, elle n'a plus grand chose à voir avec la petite crevette qu'on est allé admirer le lendemain à la maternité - je garde un souvenir ému de son nombril en devenir qu'elle a magnifique à présent (enfin, je dis ça, mais je flatte à bon compte, j'ai pas été vérifier). Aucun de nous n'a vraiment regretté le déséquilibre de nos équipes de foot (et puis, c'est pas si grave, elle sait jouer au ping-pong... en plus, nous, le foot, on a laissé tomber très vite et pas seulement parce qu'on était un nombre impair). Et là, on fête son anniversaire un peu n'importe comment (les parents sont partis, loin, ses frères ont tiré au sort pour en commettre un d'office). Enfin, ce week-end, c'est sûr, évident, certain : elle n'aurait pas été là, rien n'aurait été pareil et ça aurait été dommage.
Bon anniversaire, Mlle B.
* Et aussi qu'une fille balafrée, on en tirerait un moins bon prix à la revente une vingtaine d'années plus tard.
[billet perso, private et mal écrit d'un monsieur Jean fatigué mais insomniaque - no comment, merci et non, le truc des hippopotames amoureux, ça ne marche pas...]

5 Comments:
MERCI pour tout : pour ce message, ce week-end, de ne pas m'avoir battu, de t'être occupé de moi, ...
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Mlle B., at 11:31 AM
Tout le plaisir était pour moi ! Sans blague, tes ampoules pour cause de string de pied sont résorbées ? Et ta pneumonie ? Et ton expé grand froid ? Et... [Et tes bleus, tu ne les montreras pas aux parents, dis ? :p]
Et quand est-ce que tu reviens ?
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Monsieur Jean, at 5:08 AM
Tout va bien. Je suis un zombi ambulant, peut-être même une espèce en voix de disparition.
Mais malgré tout je monte trois jours très prochainement. C'est tellement FUNCKY -O- la vie parisienne.
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Mlle B., at 10:31 AM
Maybe you meant FUNKY ? <--o-->
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Monsieur Jean, at 10:37 AM
oups :s
yes. I'm sorry
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Mlle B., at 1:28 PM
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