Vivons heureux sans en avoir l'air
Petite chronique de la vie, comme elle est...

09 septembre 2006

Alors, ça va ?

Bon, alors, ces derniers temps, ça ne va pas. Et je suis résolu à vous dire tout. Vraiment tout.

Ce n'est pas que les trop longues journées à essayer de comprendre les mille et une manières de se faire enfumer au cours de la présentation d'une prévision financière un peu retors aient produit un effet absolument hors de proportion.

Ce n'est pas que la fréquentation trop assidue de certains logiciels de calcul assez répandus (et la fréquentation par trop anecdotique d'autres logiciels nettement moins répandus) m'aient plongé dans des abîmes de perplexité.

Ce n'est pas que la mise entre parenthèse volontaire de mes explorations cinémathographiques ait été une mauvaise décision - extrêment temporaire, d'ailleurs.

Ce n'est pas que tout m'ennuie, pour d'obscures raisons qui ne m'apparaissent pas encore clairement mais dont je perçois intuitivement qu'elles ne resteront pas dans l'ombre très longtemps, même si, comme toujours, un retour brutal à la lumière n'est pas sans occasionner quelques douleurs ophtalmiques plus ou moins passagères.

Ce n'est pas que monsieur Jean se demande comment reprendre du service, comme super-héros super ordinaire ou comme ministre des affaires culturelles d'une improbable collection de congénères.

Ce n'est pas du tout ce que vous pourriez penser. Mais alors, pas du tout.

C'est le stress.

Le stress d'un opération importante que, de matin en matin, je remets au lendemain matin. Une opération importante que je ne me résous pas à entreprendre, dans la salle de bain, alors que mon état semi-comateux ne semble pas devoir faciliter l'intervention délicate. Pas plus que le statut de "jeune cadre pressé réveillé un peu à l'arrach' et qui commence à courir à peine le premier orteil posé au bord du lit" n'est de très bon augure.

Alors, de matin en matin, je remets au lendemain matin. Laissant l'état empirer et fuyant une situation chaque jour plus délicate à grand renfort de billets inutiles et abscons (ça, c'est pour ce que vous pouvez voir de la situation, pour le reste, je ne vous raconte même pas : c'est simplement horrible).

Enfin, ce matin, prenant la mesure d'une situation désespérée d'une main et mon courage dans l'autre (j'aurais bien voulu le prendre à deux mains, mais il y en a une qui était déjà occupée et il ne l'agissait pas de laisser filer la mesure de la situation), j'ai empoigné (oui, enfin, là, vous vous dîtes "monsieur Jean, combien de mains ?" mais, euh... enfin, pour la mesure et le courage, c'était seulement une manière de parler) mon reliquat de savon préalablement humidifié que j'ai vigoureusement appliqué à son successeur dans l'espoir que la greffe prenne. Parce que, croyez-moi, les greffes de savons, c'est pas trivial. Voilà, c'est fait... j'espère que la greffe de Dove exfoliant doux sur un authentique pain Cadum ne connaîtra pas de complication... je surveillerai demain matin, histoire de prévenir un rejet.


[mention légale & bonus : Cadum & une page de savoir inutile mais sympathique et une autre, plus didactique]

3 Comments:

  • Tsst...Monsieur Jean , encore une histoire pour vous faire mousser!

    C'est trés regressif l'odeur de la savonnette "Bébé Cadum"...et collectionneur en plus, votre cas s'aggrave ...:-)

    By Anonymous Anonyme, at 8:00 AM  

  • Lili, oui, c'est vrai, c'est vrai, mon cas s'aggrave. Je plaide coupable. Et sans circonstance atténuante. Complètement régressif... un bon bain, un bon bouquin, l'odeur d'un bon savon, les bougies sur le bord de la baignoire... euh, pardon, oui, je sors de votre salle de bain.

    By Blogger Monsieur Jean, at 9:42 PM  

  • Lili, dans la salle de bain ???

    By Anonymous Anonyme, at 10:35 AM  

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