Mais, bordel, fais gaffe !
Ils s'en sont rendu compte. Evidemment, ça n'a pas manqué d'interroger, cette tête qui reposait sur deux bras un peu flasques. Et le coup d'oeil en biais depuis le couloir par ma porte ouverte en aura étonné un ou deux (les autres, de toute manière, me prennent déjà pour un glandeur...).
Ca n'a pas manqué d'interroger mais il aura tout de même fallu un bout de temps pour qu'ils se décident.
Et là, ce type qui me secoue l'épaule en me parlant avec son air un peu pincé.
C'est bon, connard, vas-y mollo, je suis là. C'est bon. Pas de ma faute si je n'arrive plus à rentrer dans ce putain de crâne.
Ca n'a pas manqué d'interroger mais il aura tout de même fallu un bout de temps pour qu'ils se décident.
Et là, ce type qui me secoue l'épaule en me parlant avec son air un peu pincé.
C'est bon, connard, vas-y mollo, je suis là. C'est bon. Pas de ma faute si je n'arrive plus à rentrer dans ce putain de crâne.

2 Comments:
Je suis en train de lire un roman noir sur des patients en hôpital psychiatrique. Donc il y a la solution "vous réintégrez votrre cerveau à l'occasion d'une lobotomie brutale, sans anesthésie". Je crois que d'autres appellent ça "crise de lucidité", c'est très douloureux, et il n'y a pas de remède assez lénifiant après coup.
Ou bien vous la jouez "Les ailes du désir", c'est-à-dire "mon ange m'observe, m'accompagne, et compatit". Et John Coltrane a probablement joué "Body and Soul". Et "to keep body and soul together", ça se traduit par "essayer de survivre..."
Bon courage.
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Anonyme, at 11:13 PM
Monsieur jean, une out-of body experience?
( Ah!Le cerveau , quel grand prestidigitateur..)
on se plait à esperer une suite.
By
Anonyme, at 7:58 AM
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