Reflets
Plon & P.O.L. ?
Alors, Plon, non. D'abord parce que j'ai volontairement oublié de relever les deux passages qui m'avaient frappé et qui sont à présent quelque part dans les 555 pages dévorées ce week-end. Tapies là et que je retournerai débusquer un jour, je le sais. Que je retrouverai avec le souvenir de la première fois. Oh, elles vous sembleraient banales ces deux citations. Peut-être même qu'elles me sembleront banales. Mais je me souviendrai qu'elles ont correpondu à quelque chose. Qu'en les lisant, je me suis dit : c'est exactement ce que je pense depuis toujours, sans avoir jamais réussi à l'exprimer aussi clairement.
Mais P.O.L., donc ? Oh, un roman pas forcément très bien écrit mais des états d'âme vraiment bien décrits. En lisant, j'ai parfois l'impression étrange, que le narrateur se tient là, derrière moi, et me scrute, l'air de rien, l'air de dire, aussi : "Eh, oui, tu vois, j'ai trouvé les mots pour te dire." J'ai l'impression... enfin, pas toujours, mais parfois tellement que je me retourne, troublé, cherchant derrière moi cet autre moi qui, parfois, dit si justement je à ma place. P.O.L., c'est Nicolas Fargues, J'étais derrière toi, qui n'a pas son pareil pour dire clairement de trucs qui font mal confusement. Pas très bien écrit, mais terriblement bien vu. Comme dans un miroir poli, douci, qui renverrait une image assez fine pour y voir des détails trop souvent flous. Un miroir qui, mystérieusement, lui aurait renvoyé mon reflet. Presque aussi stupéfiant que de lire Tomber sept fois, se relever huit de Philippe Labro, presque par hasard, et trouver enfin les mots... mais celui-ci, j'espère ne plus jamais le relire.
C’est dans la trentaine que la vie m’a sauté à la figure. J’ai alors cessé de me prendre pour le roi du monde et je suis devenu un adulte comme les autres, qui fait ce qu’il peut avec ce qu’il est. J’ai attendu la trentaine pour ne plus avoir à me demander à quoi cela pouvait bien ressembler, la souffrance et le souci, la trentaine pour me mettre, comme tout le monde, à la recherche du bonheur. Qu’est-ce qui s’est passé ? Je n’ai pas connu de guerre, ni la perte d’un proche, ni de maladie grave, rien. Rien qu’une banale histoire de séparation et de rencontre.
Alors, Plon, non. D'abord parce que j'ai volontairement oublié de relever les deux passages qui m'avaient frappé et qui sont à présent quelque part dans les 555 pages dévorées ce week-end. Tapies là et que je retournerai débusquer un jour, je le sais. Que je retrouverai avec le souvenir de la première fois. Oh, elles vous sembleraient banales ces deux citations. Peut-être même qu'elles me sembleront banales. Mais je me souviendrai qu'elles ont correpondu à quelque chose. Qu'en les lisant, je me suis dit : c'est exactement ce que je pense depuis toujours, sans avoir jamais réussi à l'exprimer aussi clairement.
Mais P.O.L., donc ? Oh, un roman pas forcément très bien écrit mais des états d'âme vraiment bien décrits. En lisant, j'ai parfois l'impression étrange, que le narrateur se tient là, derrière moi, et me scrute, l'air de rien, l'air de dire, aussi : "Eh, oui, tu vois, j'ai trouvé les mots pour te dire." J'ai l'impression... enfin, pas toujours, mais parfois tellement que je me retourne, troublé, cherchant derrière moi cet autre moi qui, parfois, dit si justement je à ma place. P.O.L., c'est Nicolas Fargues, J'étais derrière toi, qui n'a pas son pareil pour dire clairement de trucs qui font mal confusement. Pas très bien écrit, mais terriblement bien vu. Comme dans un miroir poli, douci, qui renverrait une image assez fine pour y voir des détails trop souvent flous. Un miroir qui, mystérieusement, lui aurait renvoyé mon reflet. Presque aussi stupéfiant que de lire Tomber sept fois, se relever huit de Philippe Labro, presque par hasard, et trouver enfin les mots... mais celui-ci, j'espère ne plus jamais le relire.C’est dans la trentaine que la vie m’a sauté à la figure. J’ai alors cessé de me prendre pour le roi du monde et je suis devenu un adulte comme les autres, qui fait ce qu’il peut avec ce qu’il est. J’ai attendu la trentaine pour ne plus avoir à me demander à quoi cela pouvait bien ressembler, la souffrance et le souci, la trentaine pour me mettre, comme tout le monde, à la recherche du bonheur. Qu’est-ce qui s’est passé ? Je n’ai pas connu de guerre, ni la perte d’un proche, ni de maladie grave, rien. Rien qu’une banale histoire de séparation et de rencontre.

1 Comments:
adiré ce bouquin moi.. parce que justement, j'ai eu l'impression que j'aurais pu l'écrire, parce que justement, il est pas si bien écrit (quoique - enfin bref, me suis retrouvée. comme probablement bcp de trentenaires)
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Anonyme, at 10:14 AM
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