Rattrapage de séance
Il a y des films comme ça. Dès le premier plan, dès le premier dialogue, on se demande comment on a pu passer à côté au moment de sa sortie. Il y avait certainement, à l'époque, une somme de bonnes raisons. Mais pas une qui tienne, en définitive. Rien qui ne résiste. A la prédisposition au tragique d'un Benoît Poelvoorde à contre emploi. Aux hésitations d'Isabelle Carré. A son visage, en plan serré non plus.

Il y a des films, comme ça... Inclassables, parfaits et déroutants. Inclassable, parce qu'il échappe à toute tentative de classement. Parfait, parce qu'on ne s'y attend pas, comme la perle d'un collier cassé qu'on retrouve, longtemps après qu'elle a roulé sous le lit. Déroutant, parce que l'histoire est aussi simple que la narration fine, retenue.
Entre ses mains [en, fr], c'est une alchimie subtile : plans serrés, cadrés comme rarement, acteurs sur le fil, réalisation dans le rythme d'une valse un peu lente qui pourtant ne traîne pas, etc.
Non, c'est plus que ça. Et le générique qui défile, c'est la dernière page qui se tourne et un livre qu'on repose en se disant que vraiment, il n'y en a pas deux qui écrivent comme elle.

[crédit : Isabelle Carré et Benoît Poelvoorde dans Entre ses mains d'Anne Fontaine / Pathé Distribution]

Il y a des films, comme ça... Inclassables, parfaits et déroutants. Inclassable, parce qu'il échappe à toute tentative de classement. Parfait, parce qu'on ne s'y attend pas, comme la perle d'un collier cassé qu'on retrouve, longtemps après qu'elle a roulé sous le lit. Déroutant, parce que l'histoire est aussi simple que la narration fine, retenue.
Entre ses mains [en, fr], c'est une alchimie subtile : plans serrés, cadrés comme rarement, acteurs sur le fil, réalisation dans le rythme d'une valse un peu lente qui pourtant ne traîne pas, etc.
Non, c'est plus que ça. Et le générique qui défile, c'est la dernière page qui se tourne et un livre qu'on repose en se disant que vraiment, il n'y en a pas deux qui écrivent comme elle.

[crédit : Isabelle Carré et Benoît Poelvoorde dans Entre ses mains d'Anne Fontaine / Pathé Distribution]

4 Comments:
Sans les quinze dernières minutes, j'aurai applaudi à l'écriture de ce film.
j'aurai préfèré rester dans le doute, la scéne du meurtre à la fin n'apporte rien , au contraire, elle casse tout l'équilibre si bien réussi jusque là.
L'interprétation féminine et masculine est remarquable...
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Anonyme, at 7:16 AM
> Lili : Certes, certes... enfin, pas quinze minutes, à peine deux. Et puis... et puis quand même on prend tellement de plaisir avant que finalement, je n'ai pas été déçu. Quant à l'interprétation, oui, évidement. Benoît Poelvoorde, excellent et Isabelle Carré... de toute manière Isabelle Carré, comment dire ? Quatre étoiles était une bouze mais je suis resté juste pour elle. Si elle est intelligente, je crois qu'elle rentrerait dans une catégorie de femmes évoquée récemment, qu'on admire et qu'on embrasse. Mais, c'est sûr, belle comme ça, elle doit être intelligente.
[Et désolé pour cette longue réponse tardive et indigente...]
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Anonyme, at 9:49 AM
Isabelle Carré est une femme sublime de sensibilité et de présence...
partout où elle apparait (se souvenir des belles chose...), la lumière éclate...
alors, je louerai ce film.
merci
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Anonyme, at 7:29 PM
> Prumtiersen/Immemory : Je n'avais pas réussi à le dire assez birn, mais oui, je trouve qu'Isabelle Carré illumine. en tout cas, elle prend la lumière avec autant d'éclat que de brio. [Et oui, prenez le temps de cette nouvelle cinématographique : une histoire simple mais si bien racontée.]
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Monsieur Jean, at 2:29 PM
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