Aussi la nomma-t-on Babel
Dieu les dispersa de là sur toute la face de la terre et ils cessèrent de bâtir la ville. Aussi la nomma-t-on Babel, car c'est là que Dieu confondit le langage de tous les habitants de la terre et c'est de là qu'Il les dispersa sur toute la face de la terre. Gn, 11, 8-9.
Babel [fr] d'Alejandro González Iñárritu est simplement un chef d'oeuvre. Récits d'un monde si petit, peuplé de gens plus proches qu'ils ne peuvent eux-même l'imaginer et pourtant incapables de se comprendre. Histoires qui se tissent, se nouent, se serrent. Trop. Entre hasard et conséquences. Description, entre la fable du conteur et le fait du journaliste, de toutes les incommunicabilités. La plus abrupte (mutisme et surdité), la plus absurde (média) la plus inhumaine (relations internationales), la plus intime (drame de couple, mal-être de l'adolescence), etc. Toutes. Babel, la sommes de tous les malentendus, de toutes les incompréhensions. De l'impuissance en général, de l'impuissance à communiquer en particulier. De la condition humaine et de sa commune singularité.
Parabole sur la parole et l'humanité. Dure, dérangeante. Lumineuse.
[Quant aux critiques (Inrock's, Chronic'art, Fluctuat.net, Le Monde ou les Cahiers du Cinéma) qui hurlent leur détestation, je veux croire que c'est un exemple de plus de l'incommunicabilité/incompréhension plutôt qu'une preuve de plus d'un snobisme anesthésiant.]
Babel [fr] d'Alejandro González Iñárritu est simplement un chef d'oeuvre. Récits d'un monde si petit, peuplé de gens plus proches qu'ils ne peuvent eux-même l'imaginer et pourtant incapables de se comprendre. Histoires qui se tissent, se nouent, se serrent. Trop. Entre hasard et conséquences. Description, entre la fable du conteur et le fait du journaliste, de toutes les incommunicabilités. La plus abrupte (mutisme et surdité), la plus absurde (média) la plus inhumaine (relations internationales), la plus intime (drame de couple, mal-être de l'adolescence), etc. Toutes. Babel, la sommes de tous les malentendus, de toutes les incompréhensions. De l'impuissance en général, de l'impuissance à communiquer en particulier. De la condition humaine et de sa commune singularité.Parabole sur la parole et l'humanité. Dure, dérangeante. Lumineuse.
[Quant aux critiques (Inrock's, Chronic'art, Fluctuat.net, Le Monde ou les Cahiers du Cinéma) qui hurlent leur détestation, je veux croire que c'est un exemple de plus de l'incommunicabilité/incompréhension plutôt qu'une preuve de plus d'un snobisme anesthésiant.]

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