L'idiot
Non, ce billet ne prétend pas supplanter le chef d'oeuvre de Dostoïevski. En revanche, il semble que "se sentir idiot" soit un thème finalement récurrent (et effectivement inspirant) cette semaine (et dire que je me cassais le cul creusais la tête pour trouver des trucs à écrire...). La batana du jour, donc.
occuloprécédence : n. f. Situation récurrente caractéristique d'une fatigue avancée souvent accompagnée d'une désagréable impression de déjà vue. Se stresser pour quelque chose de sérieusement stressant mais de parfaitement inexistant.
par exemple : arriver Gare de Lyon un vendredi soir à 19h36 pour un train à 20h04 sans savoir bien quelle heure il est mais certain d'avoir ce qu'il faut de marge, sortir son billet, lire l'horaire du retour (19h27), ne pas se rendre compte qu'on tient le billet retour (et, partant, ne pas lire le pourtant très indicatif et plus rassurant : Genève - Cornavin / lundi 30 octobre), jeter un coup d'oeil angoissé au tableau d'affichage, constater l'absence d'un train pour Genève - Cornavin partant à 19h27, se rendre compte qu'il est 19h37, se dire que le week-end en Suisse (la trilogie Raclette - Mont Blanc - Lac) est tombé à l'eau (pas dans le Lac mais quand même avec des fers aux pieds*...), se dire que c'est vraiment trop con, commencer à se maudire, revérifier les billets, se rendre compte - enfin - que le billet aller annonce un horaire moins angoissant (Paris - Gare de Lyon / 20h04 / vendredi 27 octobre), souffler un bon coup et se dire que ce n'est pas du luxe de prendre un viaduc complet en semaine 44, une pile bien posée sur le mercredi 1er novembre**.
* référence subtile...
** Allez, avouez que vous croiriez presque que j'ai une majeure de génie civil à mon actif.
[contribution au projet Ubuntu (enfin, son pendant Batana pour être exact - pour une liste presqu'exhaustive des contributions, là) initié par Doc Thib, inspiré par un billet du même (laché en avant première en commentaire) et par un souvenir récent que j'avais gardé pour moi alors que bon, finalement, ça fait quand même un sujet de billet potable.]
occuloprécédence : n. f. Situation récurrente caractéristique d'une fatigue avancée souvent accompagnée d'une désagréable impression de déjà vue. Se stresser pour quelque chose de sérieusement stressant mais de parfaitement inexistant.
par exemple : arriver Gare de Lyon un vendredi soir à 19h36 pour un train à 20h04 sans savoir bien quelle heure il est mais certain d'avoir ce qu'il faut de marge, sortir son billet, lire l'horaire du retour (19h27), ne pas se rendre compte qu'on tient le billet retour (et, partant, ne pas lire le pourtant très indicatif et plus rassurant : Genève - Cornavin / lundi 30 octobre), jeter un coup d'oeil angoissé au tableau d'affichage, constater l'absence d'un train pour Genève - Cornavin partant à 19h27, se rendre compte qu'il est 19h37, se dire que le week-end en Suisse (la trilogie Raclette - Mont Blanc - Lac) est tombé à l'eau (pas dans le Lac mais quand même avec des fers aux pieds*...), se dire que c'est vraiment trop con, commencer à se maudire, revérifier les billets, se rendre compte - enfin - que le billet aller annonce un horaire moins angoissant (Paris - Gare de Lyon / 20h04 / vendredi 27 octobre), souffler un bon coup et se dire que ce n'est pas du luxe de prendre un viaduc complet en semaine 44, une pile bien posée sur le mercredi 1er novembre**.
* référence subtile...
** Allez, avouez que vous croiriez presque que j'ai une majeure de génie civil à mon actif.
[contribution au projet Ubuntu (enfin, son pendant Batana pour être exact - pour une liste presqu'exhaustive des contributions, là) initié par Doc Thib, inspiré par un billet du même (laché en avant première en commentaire) et par un souvenir récent que j'avais gardé pour moi alors que bon, finalement, ça fait quand même un sujet de billet potable.]

4 Comments:
Moi aussi j'aurais bien eu besoin d'un viaduc, mais ça c'est une chose qui n'est pas donnée à tout le monde...
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Anonyme, at 11:48 PM
Monsieur Jean ,parfois je me perds dans vos réflexions.
Ce matin elles ont la couleur de ma marmelade d'orange (notez z'aussi que le orange en ces temps hallowiniens est une couleur de saison)
Or donc ,ce matin vos reflexions ont la couleur orange...
Certains ont des réflexions à brûle-pourpoint, ou à tout bout de champ, mais pas vous. VOus, vous prenez le temps , de laisser mûrir votre pensée (d'ou la couleur orange, v'me suivez?),sur les berges brumeuses du lac Léman.
(c'est une image ,hein,une licence poètique voyez vous parce que pour mûrir il faut du soleil)
A priori on pourrait croire qu'une banale réflexion orange traduit moins bien la réalité de vos jours et de vos nuits qu'un album photo. En fait non. On vous voit mieux. L'esprit se noie dans vos brumes matinales et persitantes et s'accroche au premier indice qui passe.
Sont-ils intentionnels ces repères conjugo-geo-gastronomiques?
Et ce train ( pourquoi la Suisse?) qu'il imaginait avoir râté mais pour lequel il était finalement en avance.(là , c'est le lecteur qui réflechit à voix haute,enfin plutôt la lectrice ci-devant qui claviarde)
Alors je me perds un peu dans quelques réflexions sur les messages, les indicateurs horaires, les dragueurs du ciné , les brumes et le petit Robert...et quant enfin je réintègre le cours normal de ma journée ,pouah! mon café est froid!
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Anonyme, at 8:41 AM
> Little Miss : J'espère en avoir profoté pour deux mais n'en suis pas tout à fait sûr... Le résultat du viaduc, c'est le passage au bureau le dimanche après un combat sanglant contre une machine à laver.
> Lili : Désolé pour votre café froid. Je plaide coupable et je me sens idiot (en fait, non pas du tout, pour une fois ; c'est de votre faute, et toc !)... En même temps, je crois qu'il me faut rétablir la vérité : le mûrissement était un peu contraint, parfois mes excuses sont aussi un peu vraies. Quant à la Suisse, pas seulement pour la douceur, pardon, lenteur de vivre, le chocolat et le vin chaud (le jet d'eau dans la nuit aussi), parce qu'on m'y invitait, surtout (et si l'auteur de l'invitation passe un jour par ici, qu'il lise des remerciements qu'il n'aurait peut-être pas devinés si je ne le précisait pas... suis pas bien doué pour ce genre de choses, moi).
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Monsieur Jean, at 5:21 PM
Et Monsieur Jean de rajouter une pile (wonder ?) à ce pont branlant (merde, il manquait un a pour qu'il y ait toutes les lettres de batana dans branlant), mais presque exhaustif (quoi, je suis en retard dans la mise à jour ?) des petits tracas quotidiens, dûment étiquetés et expliqués par le sieur Monsieur Jean. Pour la peine, dans la nuit immédiate, je vous offrirai une batana de vacances, il faut juste que j'aille en faire la photo...
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Anonyme, at 9:45 PM
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