Vivons heureux sans en avoir l'air
Petite chronique de la vie, comme elle est...

13 mars 2006

Avouez que ça vous en bouche un coin

(sans toucher l'autre...)

Mardi dernier dans Libé, on avait eu un de ces petits articles comme on les aime : Roule ma poule, un correspondance de Bordeaux, l'histoire d'un garage associatif qui a lancé Mécanique angélique, un cours de mécanique pour les filles... Et qui permet à "Christiane, 60 ans, à l'aise dans son bleu de travail [de discuter] d'égale à égal avec son mécano et [d'énumèrer] avec fierté ses dernières réparations. «J'ai dû changer la pompe pour la direction assistée, là on fait les plaquettes, la dernière fois c'était la vidange et le changement de filtre, et on a aussi dû démonter la portière pour un problème de vitre.» Elle réfléchit puis sourit «c'était fastidieux, mais très satisfaisant»."


Mais il faut démystifier : la mécanique automobile, c'est finalement une histoire de soins corporels... ("Pour elle, l'impression de mystère qu'entretiennent beaucoup de femmes autour de la mécanique a complètement disparu. «En fait, c'est comme de l'horlogerie, affirme-t-elle, chaque chose doit être bien à sa place. Maintenant j'y prends vraiment plaisir. Dans le fond, ça m'intéresse depuis longtemps, mais je n'avais pas franchi le pas par facilité. En plus, le cambouis ça graisse les mains. On fait des économies de crème.»")

Et aujourd'hui, toujours dans Libé, on apprend "le triomphe de madame Fatima Rihawi, jeune mère de famille, Paris (XIIIe) qui s'empare du titre de meilleure tricoteuse 2006" à l'issue d'une compétition de "trois jours [durant lesquels] 232 candidates se sont succédé* sur un ring dans une ambiance digne des grandes réunions de boxe. A chaque manche, cinq Pénélopes, armées d'un jeu d'aiguilles n° 8, «oeuvrent pendant dix minutes à partir de vingt mailles déjà réalisées. A chaque nouvelle manche, les concurrentes poursuivent le travail des précédentes avec une nouvelle couleur de fil», explique Renée, juge arbitre et, dans le civil, journaliste à Marie-Claire Idées."

Au passage, on notera l'existence d'une guerre d'écoles entre l'école soviétique ("«car la base du tricot, voyez-vous, c'est les maths»") et l'école portugaise (plus manuel** apparemment : "Le fil pendouille autour du cou et permet de dévider la pelote"). Et aussi (on s'instruit énormément...) que "«la chaussette c'est chiant à tricoter»". Et à repriser, d'ailleurs, mais ça, c'est une remarque personnelle sans rapport avec les performances des compétitrices (mais pas sans lien avec certaines stratégies de gestion d'un cheptel de chaussettes).

Ben, s'il n'est pas convaincu par le tricot, monsieur Jean avoue que les cours de mécanique, pourquoi pas, à l'occasion. Ca le changera des comportements patrimonquebqflzzyjkwhfe delqsier méqslrtnages
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* Cette faute n'est pas de moi... ce qui est troublant, c'est que l'article parle aussi de quatre candidats "tous rapidement éliminés" du coup, on est perplexe : -ts -és ou -tes -ées...
** Ouais, vous l'aviez pas vue celle là, hein ? Très très subtile. :)
*** Vous n'aviez jamais un cerveau s'éteindre ? voilà, c'est réparé !

2 Comments:

  • Pff... je sais bien que c'était la journée de la femme la semaine dernière mais incontestablement certaines cherchent à se faire remarquer par tous les moyens (qui ne les mettent d'ailleurs pas toujours en avant).

    By Anonymous Anonyme, at 2:00 PM  

  • Non, pas très anonyme, effectivement. Utilisatrice, d'ailleurs. :)

    Hé, pas besoin de gants pour faire de la mécanique. Ou bien tu pourrais te mettre au tricot pour remplacer celui que tu as perdu... Enfin, je te préviens tout de suite, à mon avis,les chaussettes c'est ch... mais les gants, c'est méga-ch...

    By Blogger Monsieur Jean, at 2:23 PM  

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