C'était un soir de juillet un peu comme celui-ci
Mais pas tout à fait pareil... enfin, ça, je suis le seul à pouvoir en juger.
C'était donc un soir de juillet. Il avait fait beau et un peu chaud, dans mon souvenir du moins. Un de ces soirs où l'on prend plaisir à rentrer à pied. Et qui vous inspirent de grandes déclarations enflammées ("Paris, je t'aime" - hum, pas chroniqué... disons vite que Faubourg Saint Denis, Père Lachaise et Bastille, et voilà, ma critique de film la plus plus courte, ever) en marchant dans la nuit qui tombe doucement. Lumières de juillet, la tour Eiffel qui scintille et le dôme du Grand Palais illuminé dans le ciel bleu crépuscule. Bref, c'était un soir de juillet, un peu comme celui-ci mais pas tout à fait pareil.
Sans motif et sans but, j'errais sur la toile, dérivant d'un site à l'autre dans une longue glissade url. Et puis, j'ai lu Ma vie sans moi (pour la précision historique du récit, je précise - je précise aussi qu'auparavant, je lisais surtout voire exclusivement des blogs sérieux, intelligents - très, et en anglais - et tout, enfin, comme on pouvait le deviner, en me connaissant, à l'époque et dans la vraie vie... faut-il aussi préciser que je lis encore des blogs sérieux ? non, trop de précision tue le récit !). En lisant les billets, je me suis dit quelque chose comme... je ne sais plus très bien, mais je me souviens avoir eu envie, presque besoin d'écrire. D'écrire comme j'en avais perdu l'habitude. Une habitude que je n'avais jamais vraiment eu, tout bien considéré.
Ecrire parce qu'il y avait des choses qui, à l'époque, ne trouvaient pas leur chemin jusqu'à la surface. Ecrire, parce que je pressentais, très intuitivement et très inconsciemment, qu'il y avait là une issue, un moyen de me découvrir, dans tous les sens du terme.
Ecrire pour raconter. Ces petites anecdotes quotidiennes auxquelles on ne fait pas attention et qui pourtant, en y regardant de près, font toute la différence. Ces réflexions inutiles. Ces choses vues, ressenties, aperçues.
Et puisque j'écris, forcément, je me livre un peu. Mais pas au-delà des limites que je me suis données. Je crois être resté en deçà des règles que je m'étais fixées (et que j'expliciterais peut-être un jour). Certains se sont parfois demandés si l'on ne flirtait pas ici avec les limites de la pudeur (enfin, on se comprend). Les billets que j'écris, je sais bien qu'ils m'échappent. Mes lignes m'appartiennent, ce que vous lisez entre est à vous. Mais, au risque de vous décevoir (ou, alternativement, de faire montre d'une naïveté sans borne), je ne crois pas qu'un blog suffise à épuiser le bonhomme (et la remarque est générale...). Alors, n'ayez crainte. Et puis, je sais qu'un jour, peut-être bientôt, peut-être pas, je tournerai la page.
Enfin, je digresse... ce soir là, donc, je me suis piqué d'écrire et 20 minutes plus tard, Vivons heureux... était né. Sans plan, sans ambition, discrètement dans son coin. Complètement off, à vrai dire.
Mais la vérité, c'est que je me suis piqué d'écrire, que ça m'a fait du bien et que, comme d'autres se piquent, différemment, avec moins de bonheur (du moins, j'imagine) et plus de dégats (sur ce point, j'ai un peu plus de certitudes), je suis un peu devenu accro. Je me suis piqué d'écrire et, de billet en billet, sans rien chercher de précis, avec à peine l'ambition d'être lu (au passage, une petite pensée à mes lecteurs des débuts... ils se reconnaîtront, merci...), j'ai trouvé des choses que je ne cherchais pas vraiment. Mais que je ne regrette pas du tout. Et puis, je m'y suis attaché, à ce petit ploug, depuis un an.
Merci, donc, petite chronique de la vie, comme elle est... la vie, la mienne, celle d'un héros ordinaire & contemporain, encore en quête d'un certain équilibre (mais de moins en moins, j'espère). Merci à toi, mon vieux ploug fidèle, merci d'avoir été là toute cette année si bizarre, si riche et finalement si belle. Et merci à vous qui êtes passé, passez ou passerez par là. Merci pour vos petits mots, url ou irl.
J'ose croire que certains, certaines sauront lire entre les lignes l'émotion que je cache tant bien que mal dans un discours anniversaire assez improvisé (il ne fallait pas le réclamer, vous en êtes pour vos frais !). Mon émotion et ma reconnaissance.
Et voilà, un billet certainement un peu nombriliste, alors que j'ambitionne encore de tenir un blog qui ne soit pas un nombril avec des mots autour en guise de piercing... enfin, ce n'est pas tous les jours son anniversaire, je compte sur votre indulgence.

C'était il y a un an, un soir de juillet un peu comme celui-ci et monsieur Jean se demandait s'il existe vraiment un instant précis à partir duquel tout change ? Où jamais rien n'est plus comme avant ? Ce soir là, je ne savais pas. Un an après, je veux croire que oui. En tous cas, rien n'est plus comme avant... vivons heureux, donc (et parfois, ayons en l'air).
[crédit : Dupuy & Berberian]
C'était donc un soir de juillet. Il avait fait beau et un peu chaud, dans mon souvenir du moins. Un de ces soirs où l'on prend plaisir à rentrer à pied. Et qui vous inspirent de grandes déclarations enflammées ("Paris, je t'aime" - hum, pas chroniqué... disons vite que Faubourg Saint Denis, Père Lachaise et Bastille, et voilà, ma critique de film la plus plus courte, ever) en marchant dans la nuit qui tombe doucement. Lumières de juillet, la tour Eiffel qui scintille et le dôme du Grand Palais illuminé dans le ciel bleu crépuscule. Bref, c'était un soir de juillet, un peu comme celui-ci mais pas tout à fait pareil.
Sans motif et sans but, j'errais sur la toile, dérivant d'un site à l'autre dans une longue glissade url. Et puis, j'ai lu Ma vie sans moi (pour la précision historique du récit, je précise - je précise aussi qu'auparavant, je lisais surtout voire exclusivement des blogs sérieux, intelligents - très, et en anglais - et tout, enfin, comme on pouvait le deviner, en me connaissant, à l'époque et dans la vraie vie... faut-il aussi préciser que je lis encore des blogs sérieux ? non, trop de précision tue le récit !). En lisant les billets, je me suis dit quelque chose comme... je ne sais plus très bien, mais je me souviens avoir eu envie, presque besoin d'écrire. D'écrire comme j'en avais perdu l'habitude. Une habitude que je n'avais jamais vraiment eu, tout bien considéré.
Ecrire parce qu'il y avait des choses qui, à l'époque, ne trouvaient pas leur chemin jusqu'à la surface. Ecrire, parce que je pressentais, très intuitivement et très inconsciemment, qu'il y avait là une issue, un moyen de me découvrir, dans tous les sens du terme.
Ecrire pour raconter. Ces petites anecdotes quotidiennes auxquelles on ne fait pas attention et qui pourtant, en y regardant de près, font toute la différence. Ces réflexions inutiles. Ces choses vues, ressenties, aperçues.
Et puisque j'écris, forcément, je me livre un peu. Mais pas au-delà des limites que je me suis données. Je crois être resté en deçà des règles que je m'étais fixées (et que j'expliciterais peut-être un jour). Certains se sont parfois demandés si l'on ne flirtait pas ici avec les limites de la pudeur (enfin, on se comprend). Les billets que j'écris, je sais bien qu'ils m'échappent. Mes lignes m'appartiennent, ce que vous lisez entre est à vous. Mais, au risque de vous décevoir (ou, alternativement, de faire montre d'une naïveté sans borne), je ne crois pas qu'un blog suffise à épuiser le bonhomme (et la remarque est générale...). Alors, n'ayez crainte. Et puis, je sais qu'un jour, peut-être bientôt, peut-être pas, je tournerai la page.
Enfin, je digresse... ce soir là, donc, je me suis piqué d'écrire et 20 minutes plus tard, Vivons heureux... était né. Sans plan, sans ambition, discrètement dans son coin. Complètement off, à vrai dire.
Mais la vérité, c'est que je me suis piqué d'écrire, que ça m'a fait du bien et que, comme d'autres se piquent, différemment, avec moins de bonheur (du moins, j'imagine) et plus de dégats (sur ce point, j'ai un peu plus de certitudes), je suis un peu devenu accro. Je me suis piqué d'écrire et, de billet en billet, sans rien chercher de précis, avec à peine l'ambition d'être lu (au passage, une petite pensée à mes lecteurs des débuts... ils se reconnaîtront, merci...), j'ai trouvé des choses que je ne cherchais pas vraiment. Mais que je ne regrette pas du tout. Et puis, je m'y suis attaché, à ce petit ploug, depuis un an.
Merci, donc, petite chronique de la vie, comme elle est... la vie, la mienne, celle d'un héros ordinaire & contemporain, encore en quête d'un certain équilibre (mais de moins en moins, j'espère). Merci à toi, mon vieux ploug fidèle, merci d'avoir été là toute cette année si bizarre, si riche et finalement si belle. Et merci à vous qui êtes passé, passez ou passerez par là. Merci pour vos petits mots, url ou irl.
J'ose croire que certains, certaines sauront lire entre les lignes l'émotion que je cache tant bien que mal dans un discours anniversaire assez improvisé (il ne fallait pas le réclamer, vous en êtes pour vos frais !). Mon émotion et ma reconnaissance.
Et voilà, un billet certainement un peu nombriliste, alors que j'ambitionne encore de tenir un blog qui ne soit pas un nombril avec des mots autour en guise de piercing... enfin, ce n'est pas tous les jours son anniversaire, je compte sur votre indulgence.

C'était il y a un an, un soir de juillet un peu comme celui-ci et monsieur Jean se demandait s'il existe vraiment un instant précis à partir duquel tout change ? Où jamais rien n'est plus comme avant ? Ce soir là, je ne savais pas. Un an après, je veux croire que oui. En tous cas, rien n'est plus comme avant... vivons heureux, donc (et parfois, ayons en l'air).
[crédit : Dupuy & Berberian]

4 Comments:
Bon anniversaire alors.
Aujourd'hui, beaucoup de gens se piquent d'écrire mais tous ne le font pas aussi bien que vous ! Je croyais naïvement que vous écriviez pour d'autres supports que le blog depuis longtemps (cf illustrations et nom du blog).
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Anonyme, at 11:58 PM
Merci Gekko. Très touché. Pour ce que vous croyiez naïvement, c'est un peu vrai mais ne dîtes pas à mon éditeur que je préfère les soirées "le porte-jarretelle à travers les siècles" à la traduction toujours en cours d'un recueil de poèmes inédits de Somerset Maugham (enfin, de mémoire...). :)
By
Anonyme, at 5:05 PM
Merci Charlotte, vous voyez, finalement, c'est un peu tout le temps mon anniversaire... je crois que je vais aller fêter ça à Glyndebourne, d'ailleurs ! :)
By
Monsieur Jean, at 11:58 PM
votre ploug tombe à pic!
je travaille en ce moment sur la définition des héros ordinaires, ceux qui ne ressemblent pas à une chauve souris...mais ceux qu'on rencontre dans son quartier, sa boite, les blogs..
Or donc puisque vous vous définissez comme tel ,voilà ma curiosité piquée à vif..
et me voilà effeuillant votre blog-notes, essayant de brosser votre portrait!
il faut savoir que par nature le héros ne cherche pas la gloire et que c'est dans une situation donnée, dans un contexte précis que se revèle le héros...donc il y a bien un moment décisif où tout dans la vie de cet homme ordinaire bascule et qu'il devient un héros!
Or donc entre les cliquetis de verres d'une reception mondaine, un TGv, et les marches du palais du festival, je découvre un
trentenaire, cadre de la finance( économiste ,c'est vague),juste ce qu'il faut d'autodérision et de nombrilisme,joueur de pipeau ,célibataire, urbain(métrosexuel dit on en marketting) à tendance bobo, jet setard ( à rajouter à votre dico),lisant Virgile dans le texte , et couchant avec Sloterjick
Bref un monsieur Tout le monde contemporain!(ne le croyez pas ce n'est pas ainsi que tous les hommes vivent)
Quand soudain,n'écoutant que votre courage, je vous lus ,bravant la mutinerie de votre tiroir de chaussettes libertines ,moi qui vous imaginait pieds nus dans vos Paul Smith...quel panache!et quel génie!
mais c'est quoi la marque de vos chaussettes?
By
Anonyme, at 6:42 AM
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