En abyme
[où l'auteur revient sur ses lectures et prévient tout de suite que les lignes qui suivent ne seront peut-être pas très claires... bref, note pour moi-même]

Ero dietro di te - J'étais derrière toi commence, comme un opéra, par chanter de l'italien. Manière d'ouvrir un long monologue de 219 pages dont je disais hier qu'il n'est pas forcément bien écrit. Jugement dont j'ai compris aujourd'hui l'attendu inconscient : ce livre est écrit comme je soliloque (avec ou sans audience) et ceux des états d'âmes qui m'ont parus bien décrits sont surtout les miens, passés, présents ou à venir.
J'étais derrière toi, c'est "une banale histoire de séparation et de rencontre". Adultère commun dont on ne sait pas vraiment qu'en penser, issue fatale ou salutaire. En tout cas, catégorie que, dans une vie parfois étrange, j'espère, naïvement peut-être (mais il est des naïvetés auxquelles on tient), échapper.
Parce que, de mon miroir précédent, je retiens une petite leçon sur l'amitié amoureuse. Petite leçon déjà connue, tapie depuis longtemps au fond d'un héritage ou découverte inconsciemment, je ne sais - ou plutôt, je sais, un peu des deux. Petite leçon pas encore bien apprise (et comme disait Boileau, "ce qui se conçoit bien..." or les mots pour le dire, ici, me font défaut) mais qui se résumerait (comme si ce genre de chose pouvait se résumer... on les comprend d'un coup ou bien on les expliquent longuement en pure perte, le plus souvent) à : la profondeur et la beauté d'une amitié, c'est d'abord la valeur des personnes et nos fidélités nous sont constitutives - si tant est qu'elles nous épanouissent, mais un fidélité qui nécrose, peut-on penser plus horrible ? Et nous voilà revenus au monologue d'un type dont je n'ignore plus que le prénom et qui, sous la plume de Nicolas Fargues, me donne une autre leçon - en creux, là où la précédente était en plein. Une leçon résumé (oui, mais là, la fulgurence n'est pas de moi) dans une magnifique injonction : "Je te propose la vie ou la mort [...]. Choisis donc la vie." (Dt. 30)
Leçons qui se répondent au fil des pages, au fil des jours. En septembre, je reprends le chemin de l'école.
[ma prof de philo disait qu'il faut entendre sept fois une leçon...]

Ero dietro di te - J'étais derrière toi commence, comme un opéra, par chanter de l'italien. Manière d'ouvrir un long monologue de 219 pages dont je disais hier qu'il n'est pas forcément bien écrit. Jugement dont j'ai compris aujourd'hui l'attendu inconscient : ce livre est écrit comme je soliloque (avec ou sans audience) et ceux des états d'âmes qui m'ont parus bien décrits sont surtout les miens, passés, présents ou à venir.
J'étais derrière toi, c'est "une banale histoire de séparation et de rencontre". Adultère commun dont on ne sait pas vraiment qu'en penser, issue fatale ou salutaire. En tout cas, catégorie que, dans une vie parfois étrange, j'espère, naïvement peut-être (mais il est des naïvetés auxquelles on tient), échapper.
Parce que, de mon miroir précédent, je retiens une petite leçon sur l'amitié amoureuse. Petite leçon déjà connue, tapie depuis longtemps au fond d'un héritage ou découverte inconsciemment, je ne sais - ou plutôt, je sais, un peu des deux. Petite leçon pas encore bien apprise (et comme disait Boileau, "ce qui se conçoit bien..." or les mots pour le dire, ici, me font défaut) mais qui se résumerait (comme si ce genre de chose pouvait se résumer... on les comprend d'un coup ou bien on les expliquent longuement en pure perte, le plus souvent) à : la profondeur et la beauté d'une amitié, c'est d'abord la valeur des personnes et nos fidélités nous sont constitutives - si tant est qu'elles nous épanouissent, mais un fidélité qui nécrose, peut-on penser plus horrible ? Et nous voilà revenus au monologue d'un type dont je n'ignore plus que le prénom et qui, sous la plume de Nicolas Fargues, me donne une autre leçon - en creux, là où la précédente était en plein. Une leçon résumé (oui, mais là, la fulgurence n'est pas de moi) dans une magnifique injonction : "Je te propose la vie ou la mort [...]. Choisis donc la vie." (Dt. 30)
Leçons qui se répondent au fil des pages, au fil des jours. En septembre, je reprends le chemin de l'école.
[ma prof de philo disait qu'il faut entendre sept fois une leçon...]

2 Comments:
Justement, j'avais failli le lire, ce livre... Et puis après, j'ai vu l'auteur, en vrai, au Salon du Livre. Alors là, quand son regard s'est tourné vers moi, je me suis dit : non, je ne le lirai pas, cet homme est trop parfaitement beau pour bouleverser mon coeur... ;-)
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Anonyme, at 2:52 PM
"cet homme est trop parfaitement beau pour bouleverser mon coeur..." qu'un jour on dise ça de moi... en même temps (i) ce serait dommage et (ii) ça ne se conjugue qu'au subjonctif - improbable futur.
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Monsieur Jean, at 12:10 AM
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