Vivons heureux sans en avoir l'air
Petite chronique de la vie, comme elle est...

11 septembre 2005

Encombré

Ca y est, j'ai déménagé. Direction un peu plus au Nord (mais pas trop tout de même).

C'est toujours une expérience étrange que de mettre sa vie en carton. On se trouve à la fois très encombré de mille petits riens et démunie devant le volume finalement pas si important dans lequel tient la partie la plus matérielle d'une existence.

On se perds en conjecture sur l'intéret d'un article conservé depuis quelques mois (ah, le fameux dossier avec deux ou trois idées bien senties qu'il serait dommage d'oublier). On imagine l'excitation suscitée par l'ouverture de ses archives personnelles dans un siècle (le fonds d'archive inédit de Monsieur Jean permet d'éclairer d'un jour nouveau la controverse...). Et puis, il faut bien s'y résoudre, vanité des vanités, la vie c'est beaucoup plus que la somme de tout ce qu'on peut accumuler.

Comme une invitation a s'alléger un peu, de temps en temps.

Du côté des salles obscures, l'année reprend avec Broken Flower, le road movie de la rentrée.

Mis à part ce remballage de ma vie que je viens de vous déballer, en vrac :
- une porte, une (mais la Khomiss est hors de cause) ;
- les premiers posts de Mlle B. et le débuts de ses nouvelles aventures ;
- des fiancés heureux et tellement touchants ;
- un mariage hier, la vie est parfois si simple et si belle...
- la joie de retrouver L-Th, V, M, P-H et quelques autres après quelques mois sans trop de nouvelles ;
- quelques discussions riches et profondes malgré l'heure un peu avancée (merci M et R)...

et bien d'autres choses encore...

05 septembre 2005

Dernier post depuis le 60

Voilà, une page de plus qui se tourne...

Je quitte le 60 après trois ans de coloc'...
L'occasion de remercier mes coloc' successifs (croyez-moi, il leur en a fallu, du courage), et aussi toutes celles et tous ceux qui m'ont fait l'honneur d'une visite pour rien, pour un dîner pour une soirée ou pour plus longtemps...
L'occasion d'une petite pensée émue pour (presque par ordre d'apparition) les Petits Carreaux, le bistrot Vivienne(***), les longs coups de fils à déambuler sur le trottoire (bah, oui, ça coupe dans l'escalier), la (toujours très inventive) devanture de Bon Point, la place des Victoires re-traversée tranquillement un peu tard en rentrant de l'arrêt du 95, 09h03 à l'écran de l'entrée de la station Les Halles, et encore tellement de souvenirs et de clin d'oeil...

Et une pensée toute particulière pour le petit bonhomme vert du feu tricolore de la rue Etienne Marcel.

Voilà...

Away from my blog - 2

Et voilà, c'est fini... de retour à Paris après deux semaines de vacances. Toujours en vrac :
- une bonne dose de stress et finalement une certaine satisfaction (faute d'une satisfaction certaine) à l'issue d'une rencontre expérimentale inter-disciplinaire et trans-statuts de deux douzaines de chercheurs ; du coup, il y aura une suite et je ne vais pas me retrouver au chômage cette année...
- trois jours de vacances en famille, très (trop ?) court mais vraiment dépaysant (et pas seulement parce que la Hongrie était là)
- enfin, l'apprivoisement de mon neveu et presque ses premiers pas en direct
- le mystère résolu de l'origine de potoks : il s'agit du souvenir de voyage d'un scénariste dislexique ; en effet (attention chers lecteurs, cette explication n'est pas triviale, restez donc bien concentré), les pokots appartiennent à une ethnie africaine très ennemie avec une autre éthnie dont on a une description terrifiante : le regard farouche, la kalach' à l'épaule, [...] habillé d'une veste en treillis ceinturée par un petit pagne très court qui dégage leurs jambes interminables et pour couronner cette allure originale, ils portent posé sur le crâne, un petit chapeau vert en coton orné d'une plume : une caricature de garde champêtre autrichien - en plus redoutable... tout un programme ! On comprend mieux les cauchemars de Monsieur Jean (pas moi, l'autre). Du coup, je suis content d'avoir passé le 8 261ème kilomètre d'Africa Trek.
- un mariage "surréaliste mais sympathique"
- des retrouvailles de cousins et des nouvelles des autres (dis, D., c'est beau le Colorado ? et c'est vrai que les cours ne sont "ni durs, ni intenses" dans les académies militaires américaines ?)
- des images insolites (une bouteille de coca pleine de jus d'orange... si, je vous promets, c'est surprenant)
et demain, le boulot...