Vivons heureux sans en avoir l'air
Petite chronique de la vie, comme elle est...

29 janvier 2006

Un dimanche soir comme les autres

C'est un dimanche soir comme beaucoup d'autres.

Les tulipes de la veille au soir se sont habituées au salon et commencent déjà à laisser tomber leurs pétales sur la table basse. Le téléphone sonne, un peu, à intervalles réguliers : des amis qu'on a tenté d'appeler cette semaine, des déjeuners pour la prochaine. Derniers instants d'un week-end toujours un peu court, mis en musique par OMR avec des accents de U2 et de Coldplay. Il va falloir s'occuper de la vaiselle du déjeuner.

Un verre de vin sur la table basse, pas de cuisine ce soir. Le portable sur les genoux, Monsieur Jean, live from Paris.

C'était un week-end comme beaucoup d'autres. En plus sympathique. En plus surprenant. Un week-end qui ne se résume pas, plus une succession d'impressions, de moments. Kaléïdoscope. Un peu comme devrait l'être tous les week-end.

C'était un billet comme beaucoup d'autres. Vivons heureux...

25 janvier 2006

On Air

Some more electro... same as usual.


Et pendant ce temps là, mlle B. bat le record du post le plus court (on se rappellera à toutes fins utiles que son but, c'est surtout d'être lue rapidement, pas nécessairement d'être comprise) ; B. embarque pour Orange (AUS) ; Tonfa travaille comme jamais ; je médite sur le fait que, sur la carte de France, le Bas-Rhin est en haut et le Haut-Rhin est en bas...

23 janvier 2006

Alessandro Baricco ?

Perplexité à retardement (trois jours...) suite à un commentaire à retardement (dix jours... qui a dit qu'internet, c'est la dictature de l'immédiat et de l'oubli - voire de l'oubli immédiat - ?).

D'abord, je confesse mon ignorance : j'ai dû googler Alessandro Baricco pour me rendre compte que je l'avais déjà lu.

Ensuite, je dois admettre ma perplexité : pourquoi cette question elliptique ?

Enfin, je constate que, comme je l'ai dit récemment, je suis toujours un peu/très suspicieux : comment faut-il le prendre ce commentaire un peu cavalier ? Non, parce que certain de mes lecteurs fidèles* ne le porte pas en très haute estime, Alessandro ; à moins que ses réticences ne portent que sur l'adaptation cinématographique un peu courte d'un de ses romans un peu court (à la manière de S. Zweig - la référence à S. Zweig est certes un peu exagérée, mais elle est surtout là pour mettre tout le monde d'accord... où l'on retrouve le sens du consensus** un peu mou de monsieur Jean).

Bon, ce billet un peu*** pas intéressant juste pour vous dire ma perplexité face au commentaire le plus court qu'on ne m'ait jamais laissé (bon, en même, temps, si on me laisse des commentaires, c'est que quelque part, on me lit... ça devrait me réjouir, non ?).

Allez, à bientôt,

monsieur Jean

* < \message personnel>Courage Tonfa...
< /message personnel>

** Non, je n'emploie pas consensus uniquement parce que j'ai entendu Alain Rey ce matin sur France Inter après Vincent Peillon et un Philippe Seguin/Jean-Pierre Elkabach sur Europe assez peu incisif...

*** Oui, je sais, c'est le cinquième, du coup ça fait un peu trop.

19 janvier 2006

Bribes

Quelques bribes entendues ces jours-ci. Billet évolutif susceptible de s'allonger.

"Quietly summarize", en même temps, c'est si gentillement demandé et tellement plus efficace qu'un "ferme ta gueule et calcule".

"Les parenthèses, c'est mieux quand on les ferme...", toujours un grand classique du debuggage.

"It's culture but call it potatoes if you want..." certes, certes, en dernier recours alors.

18 janvier 2006

6 mois

6 mois, ça fait 6 mois (et 106 posts) que je vous raconte rien (ou plutôt les petits riens qui font ma vie) et que vous ne me lisez pas (à en juger pas le nombre de commentaires que vous avez laissés depuis le début de cette chronique inutile).

Et pour sortir d'un nombrilisme un peu étroit et essayer de vous arracher un sourire, je vous aurais bien pondu un petit billet sur les jolis mots (relativement) inusités que j'ai rencontré ces derniers jours (rets, stupre, etc.) mais là, je n'ai pas trop le moral à jouer avec les mots... J'ai toujours éprouvé une certaine gêne* à recevoir un compliment ; mais je ne suis pas très robuste non plus à la critique, surtout lorsqu'elle vient de quelqu'un que j'estime pour son intelligence. Et cet après-midi, j'ai passé un sale moment à me faire rhabiller à propos d'une étude (dont j'avais eu, jusqu'à présent, surtout de bons échos). Bref, le petit billet futile et frivole sur les pièges de la luxure, ce sera pour une autre occasion.


A bientôt,

monsieur Jean (please, leave a message after the tone)

* Et vous saviez que gêne est une altération de géhenne, du latin gehenna lui même de l'hébreux ge-hinnom, "vallée de Hinnom", près de Jérusalem qui désigne l'Enfer dans la tradition juive. En ancien français, on trouve aussi gehine "torture" ou gehir "avouer".

16 janvier 2006

Monday, monday, monday

Comme chantait Abba : "I work all night, I work all day," and now, it's over. At last. Ouf. Et demain, rien. J'aime le lundi !

15 janvier 2006

Sunday, gloomy sunday

[...] j'aurais quand même mieux à faire ! :(

14 janvier 2006

On dessine ensemble des gribouilloux* ?

Comme ça, juste pour rire, . Bon, en attendant, je retourne au taf'.

* Ouais, gribouillou, c'est comme bijou, caillou, chou, genou, hibou, joujou et pou, d'abord !

Cette semaine, j'ai fait...

... et en même temps, vous vous en foutez, mais j'ai fais deux ou trois trucs (piscine, roller - qui a dit que ça faisait longtemps que monsieur Jean n'avait pas fait de sport* ? - dîner avec une oenologue Australo-Californienne, entretien - monsieur Jean change de travail, enfin, très bientôt - et aussi essayer d'être là pour mes amis, lire, dormir et, euh, un peu travailler et puis des trucs un peu surréalistes que je vous dirais pas... ouais, non, parce que je vais pas tout vous dire non plus !) et une grosse connerie...

Bref, mercredi ou jeudi (je ne sais plus très bien, j'oublie vite mes forfaits), pour la première fois depuis longtemps (enfin, euh, presque trois semaines), j'ai été dans une librairie. Je crois que, comme certains se font interdire de casino, je devrais me faire interdire de librairie. Mais c'est tellement bon, tous ces livres.


(Petite digression : je vous ai déjà parlé de la bibliothèque de l'université de Cambridge ? Bon, un jour, il faudra que vous en touche un mot ; et pas seulement parce que j'ai toujours un faible pour le .cam.ac.uk.)

Bon, bref, comme souvent, je me suis encore ruiné et je ressors** avec quelques petits bijoux : deux Kessel, un Dugain, A Capote Reader (en même temps, je crois que je vais commencer par Breakfast at Tiffany's en français, les backs de Cambridge en mai, c'est fini... c'est ça la connerie : acheter une quasi intérgale en anglais d'un auteur qu'on ne connait pas encore) et une petite découverte : La pièce montée de Blandine Le Callet (vous connaissez beaucoup de livres dont, à la fin du premier paragraphe, vous vous dîtes que ça va être vraiment bon... voire très bon, sans blague ?).



* sport : n.f. activité physique dangereuse susceptible de développer les muscles, à l'origine de phénomènes addictifs complexes ; l'absence de pratique provoque souvent une certaine mauvaise conscience alliée à une désagréable méforme. W. Churchill, octogénéaire, à qui l'on demandait le secret de sa forme répondait invariablement (à ce qu'il paraît... non, je dis ça parce que le Churchill Center fait la chasse aux citations inexactes) : "No sport, cigars & whisky". Bon, et puis, je ne résiste pas à l'humour de Sir Winston :

Bessie Braddock: "Winston, your drunk!" Churchill: "Bessie, your ugly, and tomorrow morning I shall be sober."


** ressortir, voyons... Comment s'en sortir, avec ressortir ?

C'est un vieux piège de la langue : il ne faut pas confondre les deux verbes ressortir. Combien de candidats à l'agrégation ont été recalés pour ne pas les avoir distingués dans leur leçon d'oral ? Je n'ose y penser. A l'ENA, bien sûr, même le jury les confond...

D'un côté vous avez ressortir, du 3ème groupe (nous ressortons, en ressortant) : c'est sortir, assorti - si j'ose dire - du préfixe re-, qui, ici, marque, en principe, la répétition. En principe, car, dans un tableau ou une photo, un détail qui ressort n'est pas préalablement sorti. Mystères insondables du préfixe re...

De l'autre côté, vous avez ressortir, mais du 2ème groupe (nous ressortissons, les ressortissants, avec l'“élargissement” -iss-). Ressortir, ici, c'est “être du ressort”, originellement en matière juridique : les délits ressortissent au tribunal correctionnel.

Membres du jury de l'ENA, rassurez-vous : vous n'avez pas tout à fait tort de confondre les deux verbes : car le second ressortir est, étymologiquement, un emploi spécialisé du premier. J'ai tort de le révéler !

du Bescherelle, allez, avouez, ça vous manquait, ce genre de petite précision.

update : oeunologue

13 janvier 2006

On Air

Un peu d'Harmonia Mundi (mais rien en particulier, surtout du baroque, du grand motet très Grand Siècle et du petit motet et de l'oratorio et puis du Bach), un soupçon de Mozart et l'intégrale de Coldplay.

With no particular comment... just that

...i want to love you but i don't know if i can
i know something is broken and i'm trying to fix it...


11 janvier 2006

100

Non, rien, juste comme ça. Et aussi parce que c'est un de ces petits caps personnels. Pas un objectif, encore moins un exploit. Juste quelque chose qu'on remarque, comme ça.

10 janvier 2006

Scènes de métro

Absorbée

Richelieu-Drouot, 8h54.

Ma rame arrive à quai. Richelieu-Drouot. Trop proche de ma station, trop loin de mon changement pour que j'y fasse attention. Et là, sur le quai d'en face. Elle lit. Elle lit, en attendant son métro. Quelques pages. Quelques minutes. Avant de plonger tout à fait dans cette journée qui commence. Moments précieux. Elle lit, plongée dans son roman, tellement absorbée qu'elle n'a même pas levé un oeil lorsque le métro d'en face est arrivé. Personne ne l'aura remarquée. Elle lit.

08 janvier 2006

Dimanche

Dimanche [dimã] n. m. Septième et dernier jour de la semaine, consacré au repos, au golf, à la messe, au bricolage et aux activités à fortes connotations sexuelles. FAM. "Peintre du dimanche" ; "Habits du dimanche" ; "Chauffeur du dimanche" ; "- C'est promis, chérie, dimanche, je te pose les étagères." LOIS. SPEC. "Vivement dimanche", François Truffaut. LITT. "Ô long dimanche, ô sombre ennui, ô jour qui traîne à l'infini, etc., etc. " Virginie Loveling (1836-1923). Urgent. Vends motoculteur Iseki KX2. Pneus neufs. 06 81 26 01 26 - LAT. Dies dominicus, "jour du Seigneur" ; diemenche, 1119.

V.

07 janvier 2006

Samedi

Samedi [samdi] n. m. Jour de la semaine qui, en principe, suit le vendredi et précède le dimanche. Sixième jour de la semaine et premier jour du week-end à l'anglaise. SORC. Le Baron Samedi est considéré comme le dieu des morts-vivants dans le panthéon vaudou. FAM. "Samedi, on va au Mammouth." PROV. "Samedi de Saint-Barnabé, dindon dans la potée." CULT. GEN. "Saturday night fever, hou-hou-hou, stayiiiing aliiiiiiiiiiiiive..." LOIS. SPECT. Tous les troisièmes samedis du mois, soirée mousse au Macumba de La Ferté-Bernard (route de Nogent-le-Rotrou), DJ : J-F Madec. LAT. Sambati dies, "jour de sabbat" ; samadi, 1120.

V.

06 janvier 2006

Vendredi

Vendredi [vãdRedi] n. m. Jour qui suit le jeudi et précède le samedi. Cinquième jour de la semaine. Vendredi saint : vendredi de la semaine qui précède Pâques. Ce jour est férié en Alsace et en Moselle. Traditionnellement jour du poisson dans les cantines scolaires et jour d'embouteillage sur l'A86 à l'embranchement Melun-Sénart / Ris-Orangis (anciennement carrefour des Trois-Canards). FAM. Vendredi 13 : jour de chance. LITT. "- Quel jour on est ? - Vendredi, je crois. - Tu crois ou tu en es sûr ? - J'en suis sûr." Jean-Pierre Klonski (Le secret de l'éclusier, 1958). - LAT. Veneris dies, "jour de Vénus" ; vendresdi, 1119.

V.

05 janvier 2006

Some More (on Faire Trade) Coffee ?

Bon, ce n'est pas que je veuille vous embêter avec ça... mais comme vous êtes intelligents, responsables et passionnés, je me dois de vous entretenir parfois de réflexions sérieuses (enfin, pas trop souvent, sinon... euh, ben, ça devient un peu lourd pour tout le monde). Et puis, après avoir vu Good Night, and Good Luck (de G. Clooney ; excellent film, à plus d'un titre, j'y reviendrais ailleurs), je prends le mesure de ma responsabilité : this is not just about entertaining.

En bref, il y a quelques semaines, je me posais quelques questions sur le thème Starbuck & Fair Trade Coffe. Depuis, Tim Hartford a enquêté pour vous dans la blogosphère, une petite synthèse ici. Et quelques extraits (teasing...) :

Does Fair Trade really change anything or just make Western consumers feel good?

How about a genre called "Exploitation Coffee"? You pay less, and they promise to treat the workers especially poorly. That wording is a less effective marketing ploy, but that is what quality differentiation and indeed "fair trade" boils down to.

[B]eing a critic of Fair Trade [is increasingly] uncomfortable. After all [...] it's better to help developing countries by putting the money in at the bottom, rather than at the top through governments.

[So, at the end of the day] An essential contribution to relieving poverty? Helpful but trivial? Harmless? Worse than useless?

Et pour les plus intéressés, je signale un article un peu plus long (from The Undercover Economist) . Je termine ma tasse et j'y retourne !

Une vraie info... et du sexe !

Playboy. En braille. Et ce n'est pas un hoax canular.

(hat tip: Banterist)

update : ce post du 5 janvier est "right on time", entre le 4 janvier (Louis Braille est né le 4 janvier 1809) et le 6 janvier (il est mort le 6 janvier 1852). J'aurais voulu le faire exprès... - merci Mlle. B. pour cette petite remarque surréaliste mais...

Jeudi

Jeudi [zodi] n. m. Jour qui suit le mercredi et précède le vendredi. Quatrième jour de la semaine. Jeudi saint : jeudi de la semaine qui précède Pâques. La norme ISO 8601 désigne le jeudi comme le milieu de la semaine. FAM. jour de sélection officielle des asperges du concours de la fête aux asperges et à l'andouille de Saint-Ulphace-sur-Vraye (premier week-end de mai). LITT. "Non, impossible jeudi : j'ai piscine ", André Suchardon (Guérir sans effort). - LAT. Jovis dies, "jour de Jupiter" ; juesdi, 1150.

V.

04 janvier 2006

De vraies questions...

Pourquoi...

... les séances de ciné ne sont jamais à l'heure à laquelle on craque au taf' ? et pourquoi on reste alors qu'on arrive même pas à réfléchir (si, parfois, j'y arrive ! à réfléchir, je veux dire) ?

... quand on change accidentellement les préférences d'un logiciel, il n'y a jamais moyen de "fixer le bug" ?

... La Poste/Franprix/etc. ferment toujours 5 minutes trop tôt ?

... j'ai envie de faire la cuisine, là, maintenant, tout de suite, alors que je n'ai pas du tout faim ?

... mes lecteurs ne répondent jamais à mes sondages ?

Mercredi

Mercredi [merkRedi] n. m. Jour qui suit le mardi et précède le jeudi. Troisième jour de la semaine. Mercredi des Cendres : premier jour du Carême. Depuis 1973, jour de congé des écoliers. FAM. "Mercredi matin, le roi, la reine et le petit prince sont venus chez moi pour me serrer la pince, mais comme j'étais encore à Stuttgart, le petit prince a dit, puisque c'est ainsi, nous reviendrons jeudi (voir jeudi). LOIS. SPECT. "Les visiteurs du mercredi". Mercredis célèbres : 18 juillet 832, 15 mars 1908, 29 novembre 1967, 3 avril 1998. - LAT. Mercoris dies, "jours de Mercure" ; mercresdi, 1119.

V.

03 janvier 2006

Mardi

Mardi [maRdi] n. m. Jour qui suit le lundi et précède le mercredi. Deuxième jour de la semaine. Mardi gras : fête profane, veille du premier jour du Carême ; Mardi saint : mardi de la semaine sainte. FAM. "Non, impossible, mardi, je suis à Stuttgart." LITT. "J'ouvris les volets et j'eus la stupéfaction de constater que nous étions mardi." Pierre Antoine Würst (Le pain perdu et autres nouvelles, 1926). - LAT. Martis dies, "jour de Mars" ; marsdi, 1110.

V.

02 janvier 2006

Lundi

Lundi [lõedi] n. m. Jour qui suit le dimanche et précède le mardi. Premier jour de la semaine. Lundi saint ; Lundi de Pâques ; Lundi de Pentecôte. FAM. "Lundi, c'est raviolis", "- Ca va ? - Comme un lundi.". lunsdi, 1119. Au troisième siècle les astronomes d'Alexandrie ont classé les sept jours de la semaine d'après le temps que mettaient les astres qui leur sont associés pour retrouver la même place dans le ciel, du plus rapide (la Lune), au plus lent (Saturne).

V.

Co-blogging

Cette semaine, monsieur Jean accueille un invité sur son blog : Voutch. Sept billets, un par jour. Parceque Chaque jour est une fête.

01 janvier 2006

On Air : allegro

Ce soir, un petit plaisir rare ; celui de gouter vraiment le premier mouvement d'un concerto pour piano et orchestre. Peut-être le contre-point de ces dernières semaines résolument plus contemporaines, entre jazz, nu-jazz, électro, rock indé, nouvelle scène et monstres sacrés ; peut-être un retour aux origines, sans nostalgie, avec un vraie perspective.

La joie sereine d'un allegro, la rondeur tranquille d'un larghetto... en attendant l'allegretto. moment de vraie détente au début d'une année qui s'annonce riche de changements (et à la veille de replonger dans un travail passionnant mais aussi captivant que vraiment exigeant).

La peinture et la photographie, c'est l'image (l'impression de l'instant) suspendue hors du temps. La sculpture, c'est le mouvement suspendu. La littérature, c'est le temps successivement dilaté et condensé, la vie alternativement au ralenti et en accéléré et une forme d'éternité des paysages. Le théatre, c'est le drame de la vie (le drame au sens le plus étymologique du terme) qui se joue, se rejoue, se perpétue. Le cinéma, c'est un peu l'image replongée dans le temps, l'atmosphère d'un moment ; la vie dans tous ses états, en filigrane, en impression et en surimpression. Mais le musique, ça n'est que le temps, le temps seul, habillé, habité, mis en abîme.

Une note, lancée, suspendue et déjà disparue, mais qui résonne encore. Un temps. Une mesure. Respiration, battement de coeur.

La musique, c'est la vie. Et la vie est un concerto.

nota : un premier billet qui ne sera peut-être pas compris pour ce qu'il est, juste une évasion et des doigts qui courent sur le clavier, sans réfléchir vraiment, simplement pour essayer de saisir un instant, un état d'esprit. Simplement capturer un paysage intérieur et les réflexions qui s'animent dans ce dialogue entre un piano et un orchestre. Et se souvenir de ce premier soir de 2006.