Une chanson douce
D'ici mardi, retour en famille... c'est étrange comme ça commence à compter ces quelques jours de retrouvailles ensemble : découvrir enfin mon neveu d'outre-Danube et sa maman, retrouver mes petits frères (bah oui, il faudra vous y faire, voilà quelque chose qui ne changera jamais !), taquiner Mlle B., profiter de la générosité de Maman, espérer que Papa se repose (Maman aussi d'ailleurs), regarder les parents devenir grand-parents...
Et surtout, laisser vivre chaque minute, savourer chaque instant, simplement. Faire des vacances en famille une chanson douce, comme la grammaire.
Parce que La grammaire est une chanson douce (d'E. Orsenna), une chanson où l'on apprend tour à tour à savourer la musique des mots, simplement.
Une chanson pour entrer dans leur vie intime et redécouvrir la belle logique utile qui prévaut à la construction des phrases. Une chanson où l'on apprend aussi que "je t'aime", épuisée, se repose à l'hopital des mots ; qu'une vieille nommeuse redonne vie aux mots oubliés et qu'il existe dans l'usine la plus nécessaire de toutes les usines une porte close derrière laquelle vivent encore les grands écrivains.
Une chanson sur la magie du verbe et le génie de notre langue française.
- Et les mots... ils peuvent faire recommencer l'amour ?
[...]
- Tu me permet d'être franc, Jeanne ? Tu es grande maintenant, presque une adulte. Alors je vais te dire la vérité. Pas toujours, Jeanne. Les mots ne peuvent pas toujours faire recommencer l'amour. Ni les mots, ni la musique. Hélas.
[...]
- Mais ça n'empêche pas d'essayer. On essaie, Jeanne, depuis dix mille ans, on essaie tous...
Je vous ai déjà dit que j'aime la langue française ?
Away from my blog - 1
Déjà une semaine de vacances... beaucoup de choses à raconter que je livre en vrac, comme elles sont venues, comme elles me reviennent :
- un départ un peu ensommeillé (je ne m'étais pas levé aussi tôt depuis longtemps, dur un premier jour de vacances) après avoir un peu poirauté à Denfert ;
- un trajet un peu mouvementé : faire connaissance poliment et d'autant plus difficilement que la petite fiat fait pas mal de boucan sur le bitume de l'autoroute qui nous emporte vers les Alpes et que tout le monde comate), être trahi par le radiateur , arriver à La Plagne sans plan, etc. ;
- une semaine de philo assidue entrecoupée d'une bonne crève (ah, les vacances...), merci Lo pour le concept, FH pour le contenu et toute l'équipe pour la mise en musique ;
- une semaine avec l'Huma comme fenêtre sur le monde ;
- des rencontres ;
- Lo qui donne de très bonnes nouvelles ;
- une crise à gérer (mes thésards arrivent dimanche même s'ils ne sont attendus que lundi, d'ailleurs, ce n'est pas sûr qu'ils arrivent... et en plus, le portable en montagne, c'est pas l'extase), vivement demain ;
- et milles autres petites choses...
nda : les "un peu" sont en général superflus et inesthétiques, c'est tout à fait le cas ici.
Before I leave...
J'ai tellement raconté n'importe quoi tout à l'heure que j'ai oublié de vous parler de mes lectures de la semaine...
mode: teaser
Bientôt un post sur quelques romans cyniques, désabusés et tellement réels
\mode
Et aussi, pas mal de cartes arrivées de destinations toutes plus exotiques les unes que les autres, des plans week-end pour cet automne (déjà !), des mariages à court et moyen terme, enfin, plein de choses qui auraient pu faire l'objet d'un post ou simplement d'un clin d'oeil, mais vu que je me lève très, très, très tôt demain, je ne serais pas plus long. Cette relation quasi-quotidienne n'est donc ni fidèle ni exhaustive, seulement sincère...
Bonne nuit cher lecteur... moi, je vais repasser mes chemises et préparer mon sac.
Les vacances de Monsieur Jean
Définitivement moins connues que les vacances de Monsieur Hulot mais au moins aussi mythiques.
Ca y est, là, voilà, c'est fait, cette fois ci, c'est la bonne, attention, c'est officiel : je suis en vacances ! En va-can-ces !
Pour fêter ça et parce que c'est bientôt la fin d'une époque, je rentre un peu chargé d'un bon dîner avec B. Juste comme il faut, juste ce qu'il faut pour que je vous écrive comme ça vient et pour que je puisse vous le dire sans détour : ça fait du bien d'être en vacances.
En même temps, tout s'est bien passé aujourd'hui : mes macros refusent de marcher, mon co-auteur se perd dans mes calculs et un déménagement de bureau pour couronner le tout (cela dit, je suis rodé côté déménagement - et merci aux parents pour le coup de main, hier). Bref, je suis en vacances mais je ne réalise pas encore tout à fait. Et dire que demain, départ à Denfert à 08h30, 08h30... moi, je dis que ce n'est pas humain ! Bon, enfin, c'était pour pas emm... tout le monde avec un trajet en train, mais tout de même...
Pour ce qui vous intéresse, chers (très nombreux) lecteurs passionnés par les aventures de Monsieur Jean et qui pourraient s'inquièter d'un long silence inexpliqué : je pars en vacances. Une semaine dans les Alpes et une semaine en famille en Vendée (enfin, je vais pouvoir vous parler de mon filleul d'outre-Danube). Alors, je risque de pas être très prolixe dans les jours qui viennent. Ce qui mettra un terme à un épisode de quasi bloghorrée*. En attendant, je vous livre un petit billet dans lequel je retrouve beaucoup de choses qui font mon quotidien de dismal scientist. Comme teaser :
When I was little, my goal in life was to figure out how the world works. As an economist I've come closer to that goal. I can explain why it's not always best to buy rather than rent, why women make more on the stock market than men on average, or which states prohibit hiring decisions based on smoking status. We economists have tons of great cocktail conversation, and it's good to have a couple of us at any party (although a sure way to kill a party is to have more than a quarter of the guests be economists).
A bientôt tout le monde... en espérant revenir reposé si ce n'est bronzé.
Ciao tutti,
Monsieur Jean
PS : oui, aujourd'hui, j'ai un peu abusé d'un mot de huit lettres et qui désigne un temps de repos excédant quelques jours, accordé légalement aux employés et aux salariés (et aux fonctionnaires comme moi aussi), bref, un repos, une cessation des occupations et du travail ordinaire. Oui, je le concède ; mais je l'assume aussi assez bien !
* bientôt dans le Petit Robert :
BLOGORRHEE [blogore] n. f. - 2005 ; de blog- et -rrhée ¤ LITTER. ou MED. Flux numérique de paroles inutiles ; besoin irrésistible, morbide de polluer internet avec des propos dérisoires et superflus. - COUR. Post trop abondant et sans intérêt. - Adj. et n. BLOGORRHEIQUE.
Resume blogging
Ce soir, une nouvelle entrée dans la rubrique "salles obscures" (je passe sur le succès hollywoodien -années 60- en resortie nationale de jeudi dernier Qu'as tu fais à la guerre, "Papa" ? de B. Edwards... demandez à O pour une critique enthousiate de ce petit film décalé, loufoque et absurde à l'humour pas tout à fait assumé, ou comment la guerre est un drôle de truc pas sérieux).
La moustache d'E. Carrère
Un film sur l'absurde, mais pas pareil. Ici, le réalisateur nous promène ad nauseum dans une histoire aberrante mais trop réelle. Il nous emmène là où nous ne voudrions pas être : trop près d'un type qui perd pied, sournoisement. On est condamné à osciller, avec Marc, entre incrédulité et folie, obsédé par un détail qui cloche. Se raser une moustache bien réelle dont personne ne se souvient. Plonger dans la démence, sans vraiment savoir que l'on devient fou mais sans l'ignorer non plus. S'égarer à la frontière du sens et du non-sens. Prendre le ferry de Kowloon à Hong Kong ; deux, dix, vingt, trente fois. Se perdre pour tenter de se retrouver... se perdre, être retrouvé mais se perdre. (NdE : ce paragraphe obscure est à l'image du film : l'incompréhension est un ressort puissant !)
Pour résumer :
- en une réplique : Agnès, la femme de Marc "c'est comme quand on est flippé, il faut se dire que ça va s'arrêter".
- en un adjectif : kafkaïen
- en un anglicisme : totalement insane
- en un signe de ponctuation : ?
- en deux signes de ponctuation : ?!
- en deux mots : absurde et lourd (mais réussi)
Mis à part ça, life, as usual... dîners, pubs, etc. à noter une sympathique soirée guinness & Taj Mahal dimanche, un bon moment passé avec mes grand-tantes, quelques coups de fils très réjouissants (mariage en perspective), des grass' mat juste comme il faut, quelques instants lecture-vautré-dans-un-bon-canapé-bien-profond-avec-de-la-bonne-musique, etc. ; tout ce qu'il faut pour passer un week-end de trois jours (ça devrait être la durée légale du week-end ! d'ailleurs, rendez-vous ici pour faire avancer ce grand combat).
Et une autre entrée culturelle...
Afrika Trek (de Sonia et Alexandre Poussin)
Une collection d'instantanés, de sourires, de parfums et d'histoires : l'Afrique à pied du Cap au Kilimanjaro (la suite de l'aventure s'achève au bord du lac de Tibériade : au total, 14 000 km). Un blog de voyage mais sur papier, qui nous emmène dans une Afrique intime, qui ne se laisse découvrir que parce qu'on ne cherche pas à la découvrir mais à la rencontrer.
Accueillis par des centaines de familles, ils nous font partager, quelques heures, quelques jours de la vie d'amis Africains, leurs peines, leurs joies. Milles rencontres, inattendues mais toujours accueillies et souvent providentielles. Avec un lietmotiv simple, désarçonnant :
- Pourquoi vous marchez ?
- Pour vous rencontrer.
Au fil des pages et des kilomètres, Alexandre (et Sonia, même si elle ne tient pas la plume... de toutes manières, il n'y a pas une page dont elle soit absente) Poussin nous font partager des paysages, des instants, des visages... au final, un regard sur l'Afrique, loin du funeste triptyque "guérilla/famine/épidémie", et des clichés de tour operators. Un autre regard sur le happy sad continent, juste, sans complaisance mais rempli d'espérance.
C'est d'ailleurs surprenant de constater combien ce récit de voyage résonne avec The Elusive Quest for Growth - Economists’ Adventures and Misadventures in the Tropics, de W. Easterly (une bonne référence en économie du développement ; un jour, je vous ferai un petit post sur ce chef d'oeuvre de vulgarisation, promis, en attendant, allez voir là).
Mais surtout, dans ces pages on touche du doigt la magie de ces vies qui se croisent et cette tension de la rencontre aussi éphémère qu'elle est sincère et vraie. Mystère de ces rencontres qui débordent du temps et de l'espace. Croiser une vie et passer, mais être, profondément. Toute une leçon. Ce soir, ça fera trois ans.
On Air
The Understanding (Royksopp)
:) :) :)
Ils sont très forts ces Norvégiens... de l'électro-pop boréal, psychédélique à souhait. On oscille de l'intimiste à l'aérien, on hésite, on flotte, on dérive doucement dans un univers onirico-surréaliste.
Il paraît que c'est le follow-up très attendu du premier album (Melody A.M.), pour moi, c'est une petite découverte ramenée d'une escapade bordelaise (merci MDBS) dont je ne me lasse pas...
La version musical d'Eternal Sunshine of the Spotless Mind (de M. Gondry). Enjoy !
Encore une petite chronique, une de plus, juste pour partager quelques commentaires sans prétention.
Aujourd'hui...
... l'été s'installe enfin à Paris (et j'espère que ça va durer) ;
... je découvre Monte-Carlo (non, il ne s'agit pas de course automobile mais de simulation numérique) ;
... j'ai un modèle qui tourne, enfin ! (et peut-être encore à l'heure j'écris, c'est long Monte-Carlo, et ça se court de nuit... non, toujours pas la course automobile) ;
... Jean, 20 mois (mon filleul préféré) persévère dans les "c'est quoi ?" ; ayant épuisé la physique, il s'attaque à la métaphysique... "c'est quoi, Dieu ?"
Salles obscures
L'Eté où j'ai grandi (Io non ho paura, de G. Salvatores)
:)
Italie du sud, été 1978.
Les blés ensoleillés qui ondulent à perte de vue, les collines, les nuages, le soleil qui écrase un pauvre hameau des Pouilles avec sa demi douzaine de masures autour d'une place un peu trop grande. Le luxe du formica et des petites voitures. Un pays que l'on promet à sa mère de quitter, plus tard, quand on sera grand. Une bande de minots à vélo, une petite soeur qui casse ses trop grands lunettes. Un trou sous une tôle à côté d'une ruine.
Et un gamin de 10 ans qui grandi très vite, en quelques jours à peine.
Sans savoir pourquoi, ce film me rappelle Heaven (de T. Tykwer). Malgré toutes les différences (les lieux, les Pouilles pendant les années de plomb et le Turin de la fin des années 90 ; les ambiances ; la photo ; etc.), une même mécanique implacable, fascinante, irrépréssible : vulnerant omnes, ultima necat.
+ : des paysages servis par une bonne photo, une atmosphère, un angle
- : de la tension mais pas vraiment de suspens
J'étais parti pour râler...
Oui, une bonne vieille râlerie, comme tous les soirs (ou presque). Le coup de gueule quasi quotidien : excel qui m'envoie paître en anglais, Le Monde qui se pose des questions stupides (Y aura-t-il un "effet Zidane" sur le moral des Français ?) et qui s'enflamme un peu vite (Une nouvelle économie, sans le moindre tabou)... enfin, bref, rien, une bonne vieille râlerie pour rien. Enfin, rien de plus que le scandale météorologique qui faisait l'objet de ma dernière râlerie.
Et puis, ce soir, je dois avouer, je n'ai plus du tout envie de râler. Je viens de rentrer à pied depuis l'Etoile, le soir qui descend sur les Champs, la tour Eiffel qui cingle de mille feux, les touristes sous le charme. L'été, le mois d'août qui commence enfin.
Et cette rencontre impromptue dans le métro à midi (la Providence prend soin de mes amitiés), et un déjeuner simple et agréable, et une victoire arrachée de haute lutte sur ces sacrés fichiers, et un bon moment à discuter avec mon père... et, elle est pas belle la vie ?
Instant
Le lundi matin est souvent précédé du dimanche soir. L'occasion hebdomadaire d'un moment fugage et déroutant.
Vers 21h (rarement avant, parfois un peu après), il y a toujours cet instant où l'on réalise que demain sera. Demain, lundi. L'espace d'un instant, j'avais oublié cette semaine qui arrive, j'avais oublié le travail qui attend, les questions en suspens (alors, on l'organise comment cette quatrième partie ? et les allemands qui veulent savoir comment on fait, nous, je réponds quoi ? et ce modèle qui n'attend plus que trois lignes de codes et aussi, ce déjeuner à confirmer, cette réponse à faire...).
Un instant éphémère que l'on sent se dissiper, presque physiquement, comme un oiseau qui s'envole au ralenti ou un chevreuil qui détale doucement de l'autre côté du thalweg. C'est un instant étrange, comme si, mystérieusement, nous avions manqué un battement de balancier à la comptoise du couloir. L'instant où la toupie s'immobilise, suspendue dans son mouvement. L'instant qui arrive trop tôt et trop tard où il faut rendre sa copie après quatres heures de concentration.
Un instant calme et profond. Comme si le temps dans sa course marquait une respiration avant de reprendre son inexorable mouvement.
Un instant qui semble durer une éternité et puis, voilà, c'est fait, à présent nous ne sommes plus tout à fait dimanche soir mais plutôt la veille de lundi. Je crois que j'aime ces instants particuliers, uniques...
Mais la semaine prochaine, il n'y aura pas de dimanche soir...
PS : merci Nicole pour le "petit haiku d'un grand maitre".
C'est vrai que, juste deviner la tour Eiffel, le nez dans les nuages... et en profiter vraiment, c'est un luxe de parisien. D'ailleurs, Paris en automne, c'est si beau : le faisceau de la vieille dame qui balaie un ciel sombre et laiteux ; une symphonie de couleurs aux Tuileries ; les statues du Luxembourg qui semblent bien légèrement vêtues pour affronter l'hiver qui s'annonce ; un soleil froid qui réchauffe le coeur ; la place Saint Sulpice luisante de la dernière pluie ; chocolat fumant et conversation à demi mots au fond du café Cassette ; vingt mètres sans veste, dehors, à midi ; un retour d'entretien sous la bruine ; un bon thé dans mon canapé ou au fond du Vivienne ; le Dupont's post toile (un bon film français semble tout à fait indiqué) ; le rythme serein des journées de novembre. Ah, vivement l'automne ! Euh, non, là, je m'emporte un peu, Morgen ist auch noch ein Tag et c'est tout de même dommage ce parfum d'été qui manque cette année.
C'est un scandale !
Oui, c'est vrai, c'est un scandale ce temps... Paris plage tombe à l'eau (en même temps...), pas de pique-niques impromptus, les sorties roller foutues, pas de pause lecture au soleil, bref, personne ne voudrait croire que nous sommes en plein mois d'août ; en même temps, vu que je ne suis pas en vacances, je me console en me disant que je ne suis pas en vacances (c'est fort, ça, se consoler de ne pas être en vacances en se disant que l'on n'est pas en vacances).
Du coup, je n'ai pas tellement le coeur à vous raconter quoique ce soit... vendredi, euh, rien, hier, roller, Black/White de K. Rodney Sullivan (no comment), dîner de mecs sur le thème Toutes les filles sont folles (Pascale Pouzadoux) arrosé au château la Louze (vous savez, le petit côtes de bourg), quelques chapîtres de plus parcourus dans Africa Trek (tiens, un sujet de post), etc. Enfin, rien quoi.
En fait, j'ai un petit peu le moral en berne...
on est déjà le 7, le taff' n'avance pas aussi vite que prévu (question d'habitude diront les vieux sages),
Paris s'est vidé sans pour autant qu'on ait retrouvé cette ambiance estivale sympathique
et j'ai l'impression que tout le monde a la mononucléose et/ou le blues. Insupportable.
Du coup, voilà l'heure des grandes résolutions : la semaine prochaine,
je taff' sévère,
on s'organise deux/trois sorties,
je ne rechigne pas à aller voir Lulu (oui, comme au bon vieux temps de la vie de campus et Lulu qui nous emm... sur le bord du bassin : "et hop", jusqu'à ce que mort s'en suive, enfin, bref, je vais nager quoi),
on termine ce !%$£µ?# de papier avec mon coauteur italien préféré,
je gère la crise (réussir à avoir BP au téléphone)
et je m'occupe sérieusement du reste...
et je vous ponds des vrais posts avec quelque chose à lire.
Voilà, comme on disait quand j'étais jeune lieutenant, "on se tire les carpes et métacarpes du sphinctère anal et rendez-vous sur l'objectif" (oui, on était des poètes à l'époque, des vrais !).
Bon, il va falloir que je vous laisse, le devoir m'appelle.
Monsieur Jean (mode révolté)
PS : bon anniversaire à mon neveu d'outre Danube... F., N. & P. j'espère que vous serez là fin août.
The blog administrator is a killer
Well, at least, an hors de propos comments killer.
Voilà, vous êtes prévenus, chers lecteurs et commentateurs potentiels, Monsieur Jean ne fera preuve d'aucune mansuétude : pas de détails perso, pas de commentaires mal à propos, le retour de la censure, au nom de l'intérêt supérieur de... euh, je ne sais pas trop de quoi, mais je laisserai parler mes instincts les plus vils et je me réserve un arbitraire le plus total dans la censure des commentaires que vous pourriez publier.
Cela étant, vous êtes bien évidemment invité à contribuer : une bulle, un strip, une planche ou même un album complet...
A bientôt, donc, chers anonymes qui à présent signez, Sèv-Bab, MCTh, WMD, Nicole (???) et toi, oui, toi que le clavier démange et qui te demande si l'impitoyable blog master te laissera fouler l'espace encore vierge de son blog (qui reste néanmoins discrètement tapi dans un coin de la toile, en vertu du célèbre "pour vivre heureux...").
PS : à la réflexion, je m'interroge : vraiment, comment ai je pu en arriver à de tels excès... non, la purge, la censure, les coupes sombres, ça n'est pas dans ma culture. Mais, s'il vous plait, bon sens et discrétion.
Vivre, c'est dangereux mais c'est bon !
Ce soir, une petite découverte (comme j'ai décidé d'assumer - toute honte bue - les films que je regarde) : Louis de Funès et Jean Gabin dans le tatoué de D. de la Patellière (question d'habitude). Le titre de ce billet (je fais un vrai effort aujourd'hui) s'inspire librement d'une réplique de Funès découvrant les vertus du trou normand. Je vous livre donc (question d'habitude toujours) la dernière réplique :
- Nous allons comencer par les fondations qui sont romanes et du plus grand intérêt sur le plan archéologique...
[silence qui dure]
- Aaaaaaaah
Où l'on découvre que les histoires de couple compliquées sont toujours plus compliquées qu'elles n'y paraissent...
Mr et Mme Smith ont eu une postérité, donc.
Même si le scénario reste muet sur ce point, j'apprends dans l'exégèse d'un post précédent (ayant écouté hier soir Mme le secrétaire perpétuel de l'Académie française, je me corrige, pour cette fois au moins : un billet précédent, disais-je donc) que Brad et Angelina sont parents d'une petite éthiopienne (mais oui, parce que Brad et Jennifer sont ensemble, ah, c'est vrai, je ne vous l'avais pas dit, bon, certes, en même temps, je ne le savais pas, je l'apprends avec vous). C'est que les histoires de couple de Brad, Jennifer (Rachel, BG, Rachel...) et Angelina sont assez complexes. De sources sûres (Vanity Fair, Glamour, Biba et Metropolitan*), on apprend que Ross et Rachel (oups, pardon, Brad et Jennifer) ont rompu, qu'Angelina a finalement (mais peut-être pas définitivement, vous pourrez rassurer les rédactions des journaux sus-nommés, le business n'est pas mort) épousé l'homme qu'elle aurait voulu être et que Rachel-Jennifer redécouvre le bon sens à l'issue d'une difficile thérapie.
Bon, plus sérieusement (parce que, non, Jennifer-Rachel, Brad et Angelina ne sont pas mes idoles mais parce que, oui, la fin du commentaire en vaut la peine) :
Non, quand on se marie, on choisit d'aimer chaque jour, le mariage (mais c'est [...] extensible à pas mal de relation, n'est-ce pas) c'est un acte sans cesse en mouvement et surtout pas un état.
Oui, aimer, c'est un acte sans cesse en mouvement : aimer, c'est une histoire, une promesse mais c'est d'abord un verbe qui se conjugue au présent, jour après jour, instant après instant. Il y a l'état amoureux et l'amour qu'on choisit.
Et le divorce c'est la fin d'un mariage, voilà.
Non, c'est un peu court, un peu sec... un divorce c'est toujours quelque chose de très triste, triste comme une promesse déçue, comme une histoire achevée trop tôt, avant son terme, et sombre, comme une impasse que personne n'a voulu explorer mais dont on s'est retrouvé prisonnier. Quand on voyage, il faut savoir se garder des impasses et apprendre à en sortir, le cas échéant.
Devenir ce que l'on voudrait être c'est un peu plus ambitieux que d'épouser ce que l'on voudrait être [...] c'est peut être plus productif aussi.
Oui, ou comme disait un bon pote quelques kilomètres après Nasbinals (l'Aubrac sous des trombes d'eau, ça ouvre à une certaine forme de philosophie qui éclot ensuite au premier rayon de soleil...), "il vaut mieux vivre ses rêves que rêver sa vie". Pindare, les pères du désert et Nietzsche (rendre à César, ai-je écrit il y a quelques jours) ont lancé l'apostrophe fameuse : "deviens ce que tu es". Et Catherine de Sienne nous a prévenus : "si vous êtes ce que vous devez être, vous mettrez le feu au monde entier".
Pour ma part, j'ai une prédilection particulière pour l'invitation d'Augustin : "aime et fais ce que tu veux" ; encore plus exigeant, encore plus ambitieux et combien plus riche. C'est en aimant qu'on devient ce que l'on est, c'est en aimant que l'on goûte à une authentique liberté, c'est en aimant
En guise de conclusion, je voudrais préciser l'état d'esprit de cette inutile chronique (au cas où un doute subsisterait chez certains de mes lecteurs) : pas de tristesse, ni de mélancolie, ni de cynisme... quelques énervements (pas encore, mais je me connais, faute d'être vraiment tout à fait devenu moi-même), quelques pirouettes, clins d'oeil et ellipses (ceux qui me connaissent comprendront), un brin de légèreté doublé d'un soupçon de détachement : un relation honnête et fidèle, autant que faire ce peut (je renvoie à mon cours de français de sup' pour une analyse critique de l'écriture de soi, mise en scène subtile et dévoilement).
Quant au titre de ce blog, vivons heureux sans en avoir l'air... et rendez-vous à Battery Park.
* Moi, perso, la presse anglo-saxonne, c'est plutôt The Economist (il paraît qu'Econometrica, le Journal of Political Economy, le Quaterly Journal of Economics et l'American Economic Review, ça ne compte pas) et ils n'en ont pas parlé (pas plus dans les autres d'ailleurs)...
PS : j'ai peur d'avoir donné dans la philo de bas étage... il faut ce rendre à l'évidence, c'est la cas et il ne faudrait pas en faire un fond de commerce ! Je vais me ressaisir, je vais me ressaisir, là... je me ressaisis.
PPS : il va falloir que je réfléchisse au manifeste de ce blog, j'ai bien quelques idées (cf. supra) mais c'est encore vague. En tout cas, pas de philo de comptoir. Et on pensera à trier un peu mieux les ouvrages cités : Vanity Fair, Glamour, Biba et Metropolitan, saperlipopette, j'ai fait fort.
PPPS : je vais songer à demander une commission aux designers allemands de single-tapete...
PPPPS : il va falloir aussi songer à être moins disert, je vais finir par être démasqué !
Ils l'ont fait...
Je savais que nos cousins d'outre-Rhin avaient parfois des idées surréalistes... Enfin, cette fois-ci, ils ont fait fort : le single-wallpaper (auf Deutsch wenn Sie bevorzugen)
People do not like living on their own.
Still many of them do.
Flatmates might get on your nerves...
They leave the kitchen in a big mess and always insist on watching boring TV programs.
The single-wallpaper is the complete opposite: it is always friendly and doesn't smoke, it likes watching "Friends" with you for the 100th time without ever complaining, it doesn't leave dirty socks lying around, it never protests against your ideas, and it always looks fresh and attractive... even when, from time to time, you can't help losing your temper !
Bon, à quelques jours de quitter mon coloc', j'avoue, c'est bien vu, bien tenté... mais tout de même, ce n'est pas tout à fait pareil. Et puis de tout manière, mon coloc', il ne fait pas de bruit (forcément, il travaille tout le temps), il ne sème pas ses chaussettes sales (moi non plus, d'ailleurs), il ne laisse pas la cuisine en bordel (c'est plutôt moi, ça...), il serait plutôt le premier à regarder Friends (Ah, Rachel...), il ne regarde pas de trucs stupides à la télé (une fois de plus, c'est surtout moi...) et il ne fume que des cigares (et encore, rarement) bref, à tout prendre...
Enfin, disons que ce post est l'occasion d'un clin d'oeil amical à BG (courage pour le khâle, tu les auras et merci pour ta patience...). Et puis, de tout manière, j'ai des amis pour de vrai (si, si, enfin, je crois) alors no need to stick it on.
Perplexe
Il est passé où ce post ?!!? Bon, je recommence...Je suis perplexe, dubitatif, songeur et curieux. Depuis deux jours, un mystérieux commentateur laisse derrière lui une goutte de philosophie et un zeste de poésie.
Hier soir, j'imaginais un apiculteur parisien (une espèce rare), un sénateur bucolique (plus courant) ou un élève des écoles descendant de la montagne (oui, c'est vrai, ils ne sont plus si nombreux)... philosophe et poète, rive gauche en tout cas. Ou bien un officier du 2ème bureau habitué à traquer les blogs anonymes et discrets et qui aurait pêché son pseudo sur un plan de métro, genre (au hasard des clins d'oeil possible) Duvernet, Corvisart, La Tour-Maubourg, Vaneau, etc. mais rive gauche, manifestement. Bref, j'étais perplexe.
Et ce soir, nous voilà parti de l'autre côté de la Seine, au Nord, au delà des Flandres, sur le bord d'un canal... par un petit matin, le ciel, radieux, est encore nuageux, à peine dégagé après l'averse et là, la silhouette délicate de la ville de Delft suspendue entre le canal et le ciel, entre le ciel et le canal. Et ce mystérieux commentateur, serait-il un voyageur égaré entre Amsterdam et Utrecht, mélancolique et polyglotte (suffisamment pour venir à bout du leave a comment, save draft, preview and publish) ? un écrivain qui aurait tenu une chronique épistolaire et amoureuse depuis un monastère flamand ? Je suis dubitatif... chers lecteurs, nous sommes tenus hors d'haleine !
Cher Anonymous, à bientôt ?
Jan
Les histoires de couple compliquées
Ce soir, le blockbuster bi-mensuel avec O ; une petite institution, mine de rien. Bref, l'histoire de M. et Mme Smith, couple américain moyen, côte est, purs dinkies, qui commence une thérapie de couple après 5 ans, 6 ans, enfin, 5-6 ans de mariage. Je vous passe les problèmes (nombreux et classiques), les rebondissements (très nombreux, classiques), les cascades et autres scènes d'action (très très nombreuses, parfois très classiques, mais ça fonctionne plutôt bien), quelques traits d'humour (si, si, la salle a bien ri), je passe sur l'essentiel pour ne retenir que les deux bonnes heures, sans prétention mais sans vergogne (même si l'intrigue est tout de même très prétextuelle, j'assume). Ah, je ne vous ai pas dit... M. n'est pas ingénieur en travaux publics (diplômé du MIT), pas plus que Mme n'est administrateur système mais, ils ont un métier commun que va les rapprocher pour le pire et le meilleur : tueur à gages, espion, agent des officines semi officiels, etc... enfin, ne le leur dites pas, ils ne savent pas.
Pour conclure, en exclusivité, la dernière réplique de Mr & Mrs Smith de Doug Liman (promis, ça ne gâchera pas votre plaisir que vous auriez tort de bouder... spéciale dédicace pour Mlle B. qui s'en veut encore d'avoir fini trop vite une critique littéraire) :
- \\\\- -//// (ten)
Bref, une histoire de couple compliquée, comme je les aime... (when asked, the office of M. Jean told us they have no further comment to add).
Voilà, une journée de plus... trop tôt commencée mais pas trop mal finie. A vous la Terre.