Oui mais là, j'hésite...
Bon, l'autre jour, je pensais être arrivé au sommet du génie humain, je croyais avoir vaincu pour toujours la
Cinématographiquement parlant, c'est simplement parfait. Rien n'est jamais laissé au hasard. On sent qu'ici, le moindre figurant est vraiment un acteur. On sent qu'ici, les plans de New-York dans la lumière matinale d'un mardi de septembre semblent naturels, évidents parce qu'ils ont été soigneusement préparés, tournés, montés, etc. On sent qu'ici, on avait 63 millions de dollars pour faire un film. Bref, cinématographiquement parlant, c'est un pure Holywood movie.
A contrario, United 93 de Peter Greengrass était autrement meilleur. Tout aussi maîtrisé mais nettement moins contrôlé. Toujours caméra à l'épaule, Peter Greengrass* poursuivait sur sa ligne : montrer des faits au plus près, trouver des angles différents, complémentaires. Exposer une réalité complexe pour faire réfléchir, interpeller avant d'émouvoir. Et de faire la preuve que l'émotion ne se réduit pas à un travelling arrière bien placé. Que l'émotion, la vraie, ne dispense pas de réfléchir. Au contraire.

Je vais bien, ne t'en fais pas, c'est un piège. Un film qu'on classe trop vite.
et normalement, je n'aime pas le jaune. Pour un tas de raisons, la plupart tout à fait idiotes (nan, parce qu'en revanche, le
Non, mais si vous ne connaissez pas encore Lewis T. dont le blog est vraiment un délice à blogueuilleter régulièrement, je ne peux plus rien pour vous !

Alors, Plon, non. D'abord parce que j'ai volontairement oublié de relever les deux passages qui m'avaient frappé et qui sont à présent quelque part dans les 555 pages dévorées ce week-end. Tapies là et que je retournerai débusquer un jour, je le sais. Que je retrouverai avec le souvenir de la première fois. Oh, elles vous sembleraient banales ces deux citations. Peut-être même qu'elles me sembleront banales. Mais je me souviendrai qu'elles ont correpondu à quelque chose. Qu'en les lisant, je me suis dit : c'est exactement ce que je pense depuis toujours, sans avoir jamais réussi à l'exprimer aussi clairement.
Mais P.O.L., donc ? Oh, un roman pas forcément très bien écrit mais des états d'âme vraiment bien décrits. En lisant, j'ai parfois l'impression étrange, que le narrateur se tient là, derrière moi, et me scrute, l'air de rien, l'air de dire, aussi : "Eh, oui, tu vois, j'ai trouvé les mots pour te dire." J'ai l'impression... enfin, pas toujours, mais parfois tellement que je me retourne, troublé, cherchant derrière moi cet autre moi qui, parfois, dit si justement je à ma place. P.O.L., c'est Nicolas Fargues, J'étais derrière toi, qui n'a pas son pareil pour dire clairement de trucs qui font mal confusement. Pas très bien écrit, mais terriblement bien vu. Comme dans un miroir poli, douci, qui renverrait une image assez fine pour y voir des détails trop souvent flous. Un miroir qui, mystérieusement, lui aurait renvoyé mon reflet. Presque aussi stupéfiant que de lire Tomber sept fois, se relever huit de Philippe Labro, presque par hasard, et trouver enfin les mots... mais celui-ci, j'espère ne plus jamais le relire.
C'est ici un ploug de bonne foi, lecteur. Il t'avertit dès l'entrée que je ne m'y suis proposé aucune fin, que domestique et privée. Je n'y ai eu nulle considération de ton service, ni de ma gloire. Mes forces ne sont pas capables d'un tel dessein. Je l'ai voué à la commodité particulière de mes parents et amis : à ce que m'ayant perdu (ce qu'ils ont à faire bientôt) ils y puissent retrouver aucuns traits de mes conditions et humeurs [...].
Pas forcément original, mais ça tourne bien, en ce moment. Encore du rock indé. Comme Coldplay, KT Tunstall... le pendant britannique des norvégiens Röyksopp et Kings of Convenience. Toujours doués ces britanniques. Et à peine trentenaires.
Enfant, j'ai fait des lignes, des lignes et des pages d'écriture.